samedi 21 octobre 2017

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La justice américaine ouvre une enquête sur la divulgation de l’affaire des écoutes de la NSA

Le Monde, avec AFP

vendredi 30 décembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Le ministère de la justice américain a "ouvert une enquête sur la divulgation non autorisée d’informations secrètes liées à l’Agence de la sécurité nationale (NSA)" a indiqué vendredi 30 décembre un responsable du ministère sous couvert d’anonymat. Ces "informations secrètes" concernent le système d’écoutes téléphoniques mis en place par la NSA sur le territoire américain avec l’accord du président George Bush, sans mandat de la justice.

Le 17 décembre, le président américain a reconnu avoir autorisé la NSA à espionner sans mandat de la justice des conversations téléphoniques et électroniques entre les Etats-Unis et l’étranger, dans le cadre de la lutte antiterroriste. Il a également violemment dénoncé les personnes ayant divulgué "de manière irrégulière" le programme d’écoutes. M. Bush a par la suite plusieurs fois réaffirmé que ces écoutes sans mandat de la justice étaient parfaitement légales. Le 19, il dénonçait de nouveau des révélations "honteuses", qui "aident l’ennemi à prendre connaissance d’informations qu’il n’aurait pas dû avoir". Ces écoutes rompent, pourtant, avec la pratique du renseignement qui réclame un mandat de la justice pour espionner une personne se trouvant aux Etats-Unis.

Les responsables du programme d’écoutes ont expliqué que ce système avait vu le jour après les attentats du 11 septembre 2001. Il a permis à la NSA, spécialisée dans les écoutes et interceptions à l’étranger, de surveiller les appels téléphoniques internationaux et les courriers électroniques envoyés par plusieurs centaines voire plusieurs milliers de personnes afin de tracer d’éventuels "numéros sales" liés au groupe terroriste Al-Qaida, ont révélé des responsables. Ses défenseurs ont de plus affirmé qu’il s’agissait là d’un outil essentiel, destiné à lutter efficacement contre les groupes terroristes qui se servent de ces technologies. Selon eux, cette surveillance aurait permis d’empêcher des attaques terroristes sur le sol américain.

DES PARLEMENTAIRES INFORMÉS

Le New York Times, à l’origine des révélations sur cette affaire, a affirmé la semaine dernière, en citant des responsables américains, qu’"une très petite partie" des communications et courriels interceptés étaient des communications internes aux Etats-Unis, mais qu’elles l’avaient été à cause d’erreurs techniques.

Pour sa part, la Maison Blanche a affirmé avoir informé régulièrement des parlementaires triés sur le volet de l’évolution de ce programme. Mais un certain nombre de ces parlementaires se sont plaints que l’administration Bush les ait tenus informés uniquement verbalement, en leur interdisant de prendre la moindre note, alors que la procédure régulière prévoit la remise aux parlementaires d’un rapport écrit.


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