mardi 12 décembre 2017

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Ecoutes : la Maison Blanche se dit étrangère à l’ouverture d’une enquête

AFP

vendredi 30 décembre 2005, sélectionné par Spyworld

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La Maison Blanche a assuré vendredi être étrangère à l’ouverture d’une enquête sur les fuites ayant révélé que le président George W. Bush avait autorisé des écoutes aux Etats-Unis sans mandat de la justice.

"Le ministère de la Justice a entrepris cette action de son propre chef, comme il se doit", a déclaré le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Trent Duffy.

"La Maison Blanche a été informée, tout comme le président", a-t-il dit devant la presse à Crawford (Texas, sud), où M. Bush passe les derniers jours de l’année dans son ranch.

Le porte-parole a cependant laissé entendre que la Maison Blanche n’était pas mécontente de cette enquête car "les fuites d’informations secrètes sont un problème grave".

M. Duffy a de nouveau défendu ces écoutes, suscitant un scandale grandissant depuis qu’elles ont été dévoilées en décembre par le New York Times, comme un instrument essentiel de lutte contre le terrorisme et d’interception d’informations, parce que "le manuel de stratégie d’Al Qaïda n’est pas imprimé à la une des journaux". "Et quand celui de l’Amérique l’est, cela a de graves ramifications".

La justice américaine a annoncé officiellement vendredi l’ouverture d’une enquête sur les fuites ayant rendu publique l’existence de telles écoutes.

M. Bush, qui a reconnu avoir autorisé l’Agence de la sécurité nationale (NSA) à espionner sans mandat du juge des communications téléphoniques ou électroniques, des Etats-Unis vers l’étranger ou inversement, avait déjà indiqué le 19 décembre qu’une "procédure (était) en cours au sein du ministère de la Justice".

Il avait alors qualifié "d’acte honteux" la révélation de ces écoutes "en temps de guerre" contre les terroristes.

L’administration Bush, dont les méthodes de lutte contre le terrorisme suscitent une contestation grandissante, assure que la Constitution ainsi qu’une résolution du Congrès adoptée après les attentats du 11 septembre confèrent au président le pouvoir d’autoriser de telles pratiques.

L’opposition démocrate, mais aussi une partie des républicains et les organisations de défense des libertés civiles en doutent fortement.


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