vendredi 15 décembre 2017

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Des pirates informatiques basés en Chine ont volé des documents secrets indiens, selon un rapport

AP

mardi 6 avril 2010, sélectionné par Spyworld

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Des pirates informatiques basés en Chine ont dérobé des informations relatives à la sûreté nationale indienne, 1.500 courriers électroniques émis par le bureau du dalaï-lama et d’autres documents sensibles, selon un rapport d’une équipe de recherche canadienne rendu public mardi.

Des chercheurs de l’université de Toronto, au Canada, ont suivi ces actions de piratage pendant ces huit derniers mois et ont pu en remonter la piste jusqu’à des serveurs informatiques installés en Chine et des personnes installées dans la ville de Chengdu (sud-ouest).

Selon ce rapport, les chercheurs ont retrouvé la piste de documents relatifs à la sûreté nationale indienne, classés "secret" et "confidentiel", dont certains portant sur la sécurité dans le nord-est de l’Inde, à la frontière avec la Chine. D’autres documents concerneraient les relations de l’Inde avec le Moyen-Orient, l’Afrique et la Russie.

Quelque 1.500 courriels envoyés du bureau du dalaï-lama entre janvier et novembre 2009 ont également été découverts, précise le rapport. De plus, "nous avons retrouvé des informations bancaires personnelles, des copies de documents d’identité, de candidatures à des emplois, de documents juridiques et des informations sur des affaires judiciaires en cours", ajoute le rapport, en précisant que les identités et les motivations des pirates restent inconnues.

Les chercheurs soulignent n’avoir "aucune preuve de l’implication de la République populaire de Chine (RPC)". "Mais, une importante question qu’il faut se poser est de savoir si la RPC prendra des mesures pour fermer le réseau Shadow", nom donné à cette opération de piratage, observe le rapport.

Mardi, Pékin se tenait sur la défensive, alors que de précédents rapports ont fait état cette année d’attaques contre Google et d’autres sociétés depuis des ordinateurs basés en Chine.

"Nous avons de temps en temps eu vent de ce type de nouvelles. Je ne vois pas quel intérêt il y a à soulever ces questions", a déclaré Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Nous sommes fermement opposés à différentes sortes d’activités de piratage par le biais d’Internet", a-t-elle ajouté, précisant que la Chine entendait lutter juridiquement contre la cybercriminalité.

De son côté, le gouvernement indien n’avait toujours pas commenté mardi ces informations. Le ministre indien des Affaires étrangères S.M. Krishna doit participer cette semaine, en Chine, aux célébrations du 60e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. La rivalité militaire entre l’Inde et la Chine s’est accentuée ces dernières années, sur fond de conflits frontaliers.

"Ces choses ne sont pas nouvelles", a pour sa part déclaré Tenzin Takhlha, un porte-parole du bureau du dalaï-lama, chef spirituel tibétain, accusé par la Chine de soutenir l’indépendance du Tibet. Le bureau travaille en étroite collaboration avec les chercheurs pour sécuriser son système informatique, a-t-il ajouté.

A l’origine de ce rapport, le groupe de recherche canadien "Information Warfare Monitor" avait publié il y a un an un document similaire révélant qu’un réseau d’espionnage sur Internet, principalement basé en Chine, avait piraté des documents classés confidentiels de gouvernements et d’organisations de 103 pays.


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