jeudi 14 décembre 2017

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Brasilia penche pour le Rafale - ministre de la Défense

Reuters

jeudi 8 avril 2010, sélectionné par Spyworld

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L’armée de l’air brésilienne, qui compte se doter d’avions de chasse, penche en faveur du Rafale, construit par le groupe français Dassault Aviation , malgré un coût plus élevé que celui de ses concurrents, a déclaré mercredi le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim.

Brasilia en est aux dernières étapes de son choix concernant l’achat de 36 appareils, d’un montant de plus de quatre milliards de dollars, qui doivent être montés au Brésil. Le contrat pourrait, à terme, porter sur plus de 100 avions.

Les trois finalistes de l’appel d’offres sont le Rafale, le Gripen fabriqué par le suédois Saab , et le F-18 Hornet de l’américain Boeing .

Jobim a déclaré lors d’une audience devant le Congrès brésilien que le chef de l’armée de l’air avait une préférence pour le Rafale. Ce dernier estime que le Rafale "est plus en cohérence avec la politique de défense (du Brésil), malgré son coût", dit le ministre.

Lors de la même audience, Jobim a indiqué que les Etats-Unis et le Brésil s’apprêtaient à signer un accord de renforcement de la coopération militaire, qui sera le premier de ce genre entre les deux pays depuis plus de 30 ans, ont déclaré mercredi des responsables brésiliens.

"Je cherche à faire en sorte, avec le secrétaire (américain à la Défense Robert) Gates, que l’accord soit signé lundi à Washington", a dit Jobim.

En janvier, les médias brésiliens avaient rapporté que l’armée de l’air préférait le Gripen du fait de son coût d’achat et d’entretien plus avantageux, et aussi parce qu’il permettrait davantage de transferts de technologie vers le Brésil.

Selon les analystes, Jobim a peut-être fait pression sur l’armée de l’air pour qu’elle change de position. Jobim et le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, ont à plusieurs reprises fait part de leur préférence pour le Rafale. A la fin de l’année dernière, Lula avait déclaré que le choix n’était pas technique mais politique et stratégique et qu’il aurait le dernier mot dans ce dossier. (Raymond Colitt ; Eric Faye pour le service français)


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