mercredi 18 octobre 2017

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Brice Hortefeux inaugure les nouvelles infrastructures du GIGN à Satory

Gouvernement.fr

mardi 13 avril 2010, sélectionné par Spyworld

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A l’occasion de l’inauguration des nouvelles infrastructures du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le 8 avril, Brice Hortefeux a dressé un bilan positif de la réforme du GIGN et évoqué les priorités du Gouvernement pour cette unité d’élite.

"Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale est un fleuron de notre dispositif de sécurité", a déclaré Brice Hortefeux dans son discours. La dernière grande réforme des capacités d’intervention de la gendarmerie nationale a eu lieu en 2007, a rappelé le ministre, avec la création d’un nouveau GIGN, "intégrant l’ensemble des forces d’élite de la gendarmerie au sein d’une unité unique de 380 personnels, placé sous le commandement d’un seul et unique chef opérationnel".

"Cette unité permet désormais de répondre à l’ensemble des scenarii d’attaque terroriste, de la prise d’otage massive à des situations de crises multiples", a poursuivi Brice Hortefeux. "Depuis sa réorganisation en 2007, le GIGN dispose d’une force de projection de 180 militaires d’élite sous quatre heures. Une telle capacité constitue, pour le Gouvernement, un atout de tout premier ordre", a souligné le ministre.

Les nouvelles infrastructures inaugurées le 8 avril - les premières qui répondent aux standards de haute qualité environnementale (HQE) - "permettent au GIGN de disposer d’une structure de commandement et de gestion de crise moderne, à la hauteur des missions imprévisibles et d’ampleur qui lui sont confiées".

Les pelotons d’intervention interrégionaux de la gendarmerie, un appui pour le GIGN

"Le GIGN doit aujourd’hui contribuer à faire évoluer le dispositif d’intervention de la gendarmerie", a expliqué Brice Hortefeux. En effet, les militaires du GIGN sélectionnent et forment les personnels des pelotons d’intervention interrégionaux de la gendarmerie. "En cas de crise majeure, ces unités seront un appui privilégié pour les forces d’intervention spécialisées", a souligné le ministre.

Le GIGN forme également, sur l’ensemble du territoire, des négociateurs régionaux chargés de résoudre des situations conflictuelles, sans recours à la force.

Vers la mise en œuvre de nouvelles synergies avec les unités d’intervention de la police nationale

Exercices communs, formations mutualisées… les unités d’élite de la gendarmerie et de la police doivent "développer leurs échanges sur les techniques d’intervention", a plaidé Brice Hortefeux. Elles doivent ainsi être "capables de s’appuyer mutuellement dans les situations d’engagement opérationnel extrême". Plus largement, le ministre a souhaité que soient "identifiées et développées toutes les complémentarités possibles au sein des forces spéciales du ministère de l’intérieur, dans le respect des compétences de chacun". Il doit recevoir la semaine prochaine une étude sur le sujet.

Zoom sur

- L’action du GIGN. Chaque année, ce sont près de 200 missions qui sont menées par le GIGN en métropole, en outre-mer et à l’étranger. Pour la seule année 2009, le GIGN a notamment effectué 38 missions d’interpellations d’individus dangereux, 2 opérations de libération d’otages, 8 neutralisations de forcenés, 37 concours techniques en police judiciaire.

- Action internationale. Le GIGN contribue notamment à la formation de l’unité nationale pakistanaise de contre-terrorisme, la formation de la garde présidentielle palestinienne ou celle des forces spéciales des Emirats Arabes Unis. Brice Hortefeux a également cité l’engagement des militaires du GIGN sur des missions permanentes particulièrement sensibles, telles que la sécurisation de l’ambassade de France à Bagdad, en Irak, ou l’accompagnement, dans des missions délicates d’arrestation, de la police afghane.


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