vendredi 31 octobre 2014

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La Nasa utilise un drone à des fins scientifiques

Rémy Decourt, Futura-Sciences

mardi 13 avril 2010, sélectionné par Spyworld

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Pour le compte de la Nasa, un drone Global Hawk vient de réaliser avec succès une collecte de données en volant à haute altitude au-dessus d’une région mal échantillonnée de l’océan Pacifique. L’essai ouvre la voie à une série de 5 missions au-dessus des océans Pacifique et Arctique.

Le Global Hawk est un drone militaire de reconnaissance construit par la firme américaine Northrop Grumman. Né au lendemain de la première guerre du golfe (en 1991), cet avion sans pilote a été utilisé pour la première fois au-dessus du Kosovo en 1999. Capable de voler de façon autonome jusqu’à 20.000 mètres d’altitude, il peut parcourir 20.000 kilomètres et rester en l’air plus de 30 heures. Ces performances font de lui une plate-forme idéale pour réaliser des expériences scientifiques à des altitudes intermédiaires entre celles des avions scientifiques et celles des satellites.

La Nasa et la NOAA l’ont utilisé conjointement dans le cadre du programme Global Hawk Pacific (GloPac) d’étude de l’atmosphère. Ce vaste projet va étudier la distribution des gaz à effet de serre, des composés appauvrissant la couche d’ozone, des aérosols et de l’ensemble des constituants de la haute atmosphère et de la stratosphère inférieure. Il embarque pour cela 11 instruments.

Un observateur précieux des phénomène météorologiques

Pour les scientifiques, ce type d’avions sans pilote élargit leur capacité d’investigation et d’étude à des régions au-dessus des océans Pacifique et Arctique qui sont insuffisamment modélisées, voire très mal. En restant sur la même zone plus d’une journée, ce drone est aux premières loges pour observer la formation de phénomènes atmosphériques, ce que ne peuvent pas faire les avions environnementaux de la Nasa et la NOAA et difficilement les satellites d’observation de la Terre.

Un des grands objectifs de GloPac est d’étudier la rupture du vortex polaire, un cyclone hivernal de très grande envergure localisé au-dessus de l’Arctique dans les régions les plus hautes de la troposphère et la stratosphère inférieure. Il donne le la des conditions météorologiques de la région et joue un rôle important dans l’appauvrissement voire la destruction de la couche d’ozone de l’hémisphère nord.

Une autre mission de Global Hawk sera de voler sous la trace de la constellation A-Train, une série de six satellites franco-américains destinés à l’étude des phénomènes atmosphériques. Le drone servira à calibrer les mesures réalisées par ces satellites.


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