mardi 12 décembre 2017

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Les principaux points de la politique de sécurité

Y. P., Letemps.ch

vendredi 16 avril 2010, sélectionné par Spyworld

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Ni la stratégie ni le profil des menaces n’ont vraiment changé depuis 2000.

La menace. Catastrophes naturelles ou industrielles, terrorisme, espionnage, crime organisé, l’évaluation de la menace n’a pas changé depuis le rapport 2000. L’attaque militaire est toujours moins probable. « Dans un futur prévisible, la probabilité d’une menace militaire, dirigée directement contre la Suisse ou conséquence de conflits armés, est actuellement très faible », admet le rapport. Néanmoins, elle ne peut être ignorée.

L’infrastructure informatique est spécialement exposée. Or, la Suisse ne dispose d’aucune mesure de lutte globale. Le Conseil fédéral annonce donc son intention d’élaborer une « stratégie de lutte ».

La stratégie. « La stratégie ne diffère pas fondamentalement de celle du rapport 2000… et doit être poursuivie. » On parlait alors d’une stratégie de coopération nationale et internationale de sécurité.

Simple changement de vocabulaire : en 2010, on parle de la formation d’un réseau national de sécurité et de la collaboration avec d’autres Etats. « Renoncer à une coopération internationale serait dommageable pour la sécurité de la Suisse. » Le rapport évoque les avantages d’un « accord-cadre réglant les conditions de participation à des missions de promotion de la paix », sous l’égide de l’UE. Publicité

Le réseau national de sécurité. C’est la seule vraie nouveauté du projet, même si l’idée figurait déjà dans le rapport 2000. Il s’agit de combler des lacunes dans la gestion des crises en englobant cantons et communes dans un processus standard de collaboration pour des crises de grande ampleur. La diminution des moyens alloués à cette tâche exige aussi une rationalisation. Le réseau, englobant les moyens de la police, des pompiers, de la protection civile, toucherait aux tâches policières de maintien de la sécurité publique ou de la protection de l’Etat, de la prévention et de la maîtrise des catastrophes naturelles ou industrielles, la défense de l’espace aérien, etc.

L’évolution de l’armée. Sa principale révolution stratégique sera de s’écarter de sa perspective autrefois entièrement axée sur la défense territoriale pour devenir un instrument face à d’autres menaces, mais sans abandonner sa fonction de base.

Le Conseil fédéral reste fidèle au principe de la milice, mais envisage de modifier l’instruction. Par exemple en allongeant la durée de la formation de base avec moins de cours de répétition.

L’effectif global de l’armée devra fondre en raison de l’évolution démographique. Avec une réduction des formations de blindés et d’artillerie. Mais à un niveau autorisant une remontée en puissance

L’engagement à l’étranger. Même si le sous-titre de 2000 – « La sécurité par la coopération » – disparaît, le Conseil fédéral souhaite « augmenter les capacités destinées à la promotion de la paix à l’étranger ». On développera la qualité plutôt que le nombre, en privilégiant les transports aérien et terrestre ou les interventions sanitaires. On ne devrait pas renoncer au partenariat militaire avec l’OTAN ou l’UE pour la formation ou certaines missions.


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