samedi 21 octobre 2017

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Défense : Hillary Clinton réaffirme l’engagement de Washington vis-à-vis de l’Europe

AP

vendredi 23 avril 2010, sélectionné par Spyworld

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Venue à Tallinn retrouver ses homologues de l’OTAN, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a réaffirmé jeudi l’engagement des Etats-Unis vis-à-vis de l’Europe en matière de défense et exclu un retrait anticipé des capacités nucléaires américaines en Europe, le conditionnant à un retrait russe.

"Je vais être claire", a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue estonien Urmas Paet. "Notre engagement envers l’Estonie et nos autres alliés est un principe fondamental des Etats-Unis et nous ne nous en éloignerons jamais".

Concernant le débat sur l’armement nucléaire, la patronne de la diplomatie américaine a précisé lors d’un dîner en privé avec les représentants des 27 autres pays-membres les positions de l’administration Obama sur la façon dont l’Alliance atlantique doit mener le débat.

Elle a estimé que le futur de la politique d’armement nucléaire devait être guidé par une série de principes concertés, en premier lieu par l’engagement que les décisions seront prises par l’organisation dans son ensemble et non unilatéralement par Washington.

"Concernant la position de l’OTAN sur les armes nucléaires, nos délibérations doivent être guidées par cinq principes", a précisé la chef de la diplomatie américaine. Le premier d’entre eux, a-t-elle ajouté, est que l’OTAN demeure une alliance aussi longtemps que les armes nucléaires existent.

"Deuxièmement, en tant qu’alliance nucléaire, le large partage des risques et des responsabilités nucléaires est fondamental", a ajouté Mme Clinton.

La cheffe de la diplomatie américaine a précisé que le "grand objectif" de l’administration Obama est de poursuivre la réduction du rôle et du nombre d’armes nucléaires au sein de son arsenal, qui comprend quelque 5.000 armes nucléaires stratégiques de longue portée. Elle a aussi appelé les alliés à renforcer la dissuasion par l’intermédiaire d’une défense anti-missle territoriale et non régionale ou internationale.

"Notre objectif devrait être de rechercher l’accord de la Russie afin d’accroître la transparence sur les armes nucléaires non stratégiques en Europe, de délocaliser ses armes loin d’un territoire appartenant aux membres de l’OTAN" et "de les inclure dans un futur cycle de discussions russo-américain sur le contrôle des armes", a-t-elle ajouté.

La secrétaire d’Etat américaine a ajouté que l’administration Obama souhaite que l’OTAN accepte la défense anti-missile comme une de ses missions centrales et une partie intégrante de son combat contre les dangers posés par les armes chimiques biologiques et nucléaires et les missiles qui les transportent. Elle a affirmé que la défense anti-missile et les armes nucléaires sont des moyens complémentaires de dissuasion contre une attaque visant les Etats-Unis et ses partenaires de l’OTAN.

Ce débat sur l’avenir du "parapluie" nucléaire américain en Europe commence officiellement à Tallinn et doit culminer en novembre quand Barack Obama et les autres dirigeants de l’Alliance se retrouveront à Lisbonne pour approuver le nouveau concept stratégique de l’OTAN.

Ce débat revient à poser la question du retrait ou non des armes nucléaires américaines datant de la Guerre froide qui s’y trouvent. Le gouvernement de Barack Obama n’a pas pris position sur le sort de ces 200 armes à courte portée conservées dans cinq pays de l’OTAN.

Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a de son côté apporté lors d’une conférence de presse jeudi à la présence d’armes nucléaires américaines "une partie essentielle d’une dissuasion crédible".


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