mardi 12 décembre 2017

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Comment le FBI avait "perdu la trace" du suspect de Times Square

Le Monde, avec AP et AFP

mercredi 5 mai 2010, sélectionné par Spyworld

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La presse s’interroge, mercredi 5 mai, sur les lacunes qui ont conduit les services américains à perdre la trace du principal suspect de l’attentat avorté de Times Square et à le retrouver in extremis alors qu’il avait déjà embarqué à bord d’un avion de la compagnie Emirates à destination de Dubaï à l’aéroport JFK de New York, en dépit de l’interdiction de vol dont il faisait l’objet depuis plusieurs jours. Une enquête interne est en cours. La BBC précise que le jeune homme est parvenu à réserver son billet alors qu’il était en route vers l’aéroport et l’a ensuite payé en liquide. Une arme a été retrouvée dans son véhicule laissé à l’aéroport.

Devant la presse, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a expliqué mardi "qu’il est important de comprendre que le système est conçu sous la forme de contrôles répétés", qui permettent à la police des frontières américaine d’examiner la liste des passagers d’un vol même après son approbation par un transporteur aérien, afin de vérifier à nouveau si aucun passager suspect ne s’y trouve. M. Gibbs a ajouté que même si l’avion avait eu le temps de décoller, les autorités américaines auraient eu le pouvoir d’ordonner au pilote de faire demi-tour et d’atterrir pour cause de passager suspect à bord.

Le quotidien USA Today raconte comment un peu plus de cinquante-trois heures après la découverte du véhicule piégé à Manhattan, des agents du FBI, de la sécurité intérieure et des policiers ont pénétré dans l’avion d’Emirates, dont les portes avaient déjà été fermées, pour interpeller le jeune homme, devant des passagers interdits, quelques minutes seulement avant le décollage prévu de l’appareil. Un passager sud-africain de l’avion a expliqué, sur une chaîne de télévision locale, que l’avion était déjà "en train de rejoindre la piste, prêt à décoller" lorsqu’il a été immobilisé par les forces de sécurité.

La compagnie Emirates a précisé dans un communiqué avoir été "alertée par les autorités locales avant le départ". Trois passagers ont dû descendre de l’avion sous escorte policière, a indiqué une porte-parole de la compagnie de Dubaï, sans donner plus de détails. Lundi, selon la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, le nom de Faisal Shahzad avait été ajouté à la "No-Fly List" de la police aux frontières, qui contient les noms de 6 000 personnes interdites d’embarquer sur un vol depuis ou à destination des Etats-Unis. Au cours d’une conférence de presse mardi, le procureur général des Etats-Unis a assuré n’avoir "jamais craint être en danger de le perdre".


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