lundi 11 décembre 2017

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Un ancien membre de la DGSE accuse Clotilde Reiss "d’avoir travaillé au profit de la France pour collecter des informations" sur l’Iran

AP

lundi 17 mai 2010, sélectionné par Spyworld

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Pierre Siramy, ancien sous-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), a accusé dimanche sur la chaîne d’information LCI Clotilde Reiss "d’avoir travaillé au profit de la France pour collecter des informations" sur l’Iran.

"Elle a travaillé au profit de la France pour collecter des informations qui étaient de nature de politique intérieure et d’autres qui étaient sur la prolifération nucléaire. Elle est immatriculée à la DGSE", a révélé Pierre Siramy, qui a publié en mars 2010 "25 ans dans les services secrets" chez Flammarion.

"Selon Pierre Siramy, c’est par patriotisme que Clotilde Reiss se serait d’elle-même présentée à l’ambassade dès son arrivée en Iran. Un engagement que les autorités locales auraient découvert, d’après lui, en scrutant sa correspondance par internet avant de l’arrêter le 1er juillet 2009. Des affirmations auxquelles les autorités françaises n’ont, pour l’heure, apporté aucune réaction", a expliqué la chaîne LCI.

Clotilde Reiss avait été arrêtée le 1er juillet 2009 à l’aéroport de Téhéran alors qu’elle rentrait en France après avoir travaillé cinq mois comme lectrice à l’université d’Ispahan, dans le centre de l’Iran. Elle s’était vu reprocher d’avoir transmis des informations sur les manifestations post-électorales en Iran l’été dernier, d’avoir ainsi compromis la sécurité nationale et d’avoir participé aux rassemblements anti-gouvernementaux. Des accusations "hautement fantaisistes" pour Nicolas Sarkozy qui avait exigé sa libération immédiate.

Clotilde Reiss a exprimé son "soulagement" dimanche à son retour à Paris, après avoir été retenue en Iran pendant dix mois. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a assuré que sa libération n’avait donné lieu à "aucune contrepartie".


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