mercredi 13 décembre 2017

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Piratage de la NASA : l’extradition de Gary McKinnon est repoussée

Olivier Chicheportiche, ZDNet France

jeudi 20 mai 2010, sélectionné par Spyworld

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Considéré par les Etats-Unis comme le plus grand pirate de tous les temps, Gary McKinnon restera encore en Angleterre a décidé le nouveau gouvernement.

Enième rebondissement dans le feuilleton sans fin Gary McKinnon. Le chasseur d’OVNI, considéré comme le plus grand pirate de l’histoire par les Etats-Unis, ne sera finalement pas extradé vers le pays de l’Oncle Sam. Pour l’instant.

La décision a été prise par la nouvelle secrétaire d’état pour les affaires intérieures du gouvernement britannique. Il s’agit d’examiner une ultime requête de l’avocat de McKinnon, arguant que la maladie de son client empêche son extradition.

Epopée de 9 ans

Si cette requête est acceptée, McKinnon connu sous le pseudo de Solo, sera finalement jugé en Grande-Bretagne où il risque bien moins que les 70 ans de prison promis aux Etats-Unis. Une perspective qui serait également soutenue par le nouveau gouvernement de coalition.

L’épopée de Gary McKinnon débute en 2001. Peu après le 11 septembre, le hacker britannique de 42 ans, à la recherche d’information sur les ovnis, avait piraté près d’une centaine d’ordinateur du ministère de la Défense américain et de la NASA. Les autorités américaines estiment les dégâts à 750 000 dollars, un montant contesté par la défense.

La suite est un long feuilleton judiciaire fait de recours et d’appels. En 2008, l’extradition vers les Etats-Unis est finalement autorisée par la plus haute juridiction britannique.

Pour la cour, l’homme aurait au total, "effacé des données y compris des fichiers de systèmes opérationnels critiques dans neuf ordinateurs, un effacement qui a arrêté la totalité des plus de 2.000 ordinateurs de la zone militaire de Washington pendant 24 heures".

Le pirate se tourne alors vers la Cour européenne de Droits de l’Homme dont la procédure est toujours en cours... En 2009, le gouvernement britannique annonce qu’il ne s’opposait finalement pas à l’extradition tout en demandé que sa peine soit effectuée dans son pays natal.

Aujourd’hui, changement de majorité oblige, le gouvernement revoit sa position un peu sous la pression populaire qui estime que McKinnon est avant-tout un illuminé pas très dangereux. Surtout, cette obsession américaine à vouloir extrader un de leur concitoyen est très mal passée outre-Manche.

Il reste désormais à connaître la réaction des autorités américaines qui attendent le pirate de la Nasa depuis près de 9 ans...


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