dimanche 10 décembre 2017

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GB/torture : enquête sur le MI6

Le Figaro

vendredi 21 mai 2010, sélectionné par Spyworld

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Un juge va être nommé pour enquêter sur les accusations selon lesquelles les services de renseignement britanniques ont été complices d’actes de torture sur des détenus soupçonnés de terrorisme, à l’étranger, a annoncé le ministre des Affaires étrangères William Hague.

La portée et les détails de cette enquête, ordonnée par le gouvernement de coalition entre les conservateurs et les libéraux-démocrates, seront précisés prochainement, a indiqué le ministre, hier soir à la BBC.

"Nous présenterons dans un avenir proche ce que nous allons faire au sujet des accusations de complicité de torture", a déclaré M. Hague. "Nous avons redit dans notre accord de coalition que nous souhaitions une enquête menée par un juge."

"Aussi, y aura-t-il une enquête sous une forme quelconque ? Oui, les deux partis au sein de la coalition ont dit que c’est ce qu’ils veulent", a-t-il repris. "Maintenant nous travaillons sur la forme qu’elle devrait prendre. Des propositions là-dessus vont suivre très rapidement."

Le MI5, les services britanniques du renseignement intérieur, et le MI6, services du renseignement extérieur, ont dû répondre ces derniers mois de plusieurs accusations de complicité de torture.

Le cas le plus connu est celui de l’Ethiopien Binyam Mohamed, détenu à Guantanamo pendant plus de quatre ans, avant d’être transféré en février 2009 en Grande-Bretagne, où il a le statut de résident.

Il a notamment affirmé qu’un membre du MI5 avait fourni les questions lors des interrogatoires assortis de tortures qu’il a subis dans un site secret au Maroc, après son arrestation au Pakistan en 2002.

Dans son projet de jugement début février dans ce dossier, Lord David Neuberger, responsable du système judiciaire civil en Angleterre et au Pays de Galles, avait relevé le "bilan douteux" du MI5.

Mais cette expression a été retirée de la version finale du jugement après une réclamation du représentant légal du gouvernement travailliste, lequel a toujours rejeté de telles accusations.

En février, l’organisme britannique de contrôle des droits de l’homme avait parlé de plus de 20 cas suspects dans lesquels les services secrets seraient impliqués et avait réclamé une enquête indépendante.


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