mardi 17 octobre 2017

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L’Agence de l’innovation industrielle devient opérationnelle

Annie Kahn, le Monde

vendredi 6 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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L’’Agence de l’innovation industrielle (AII) a désormais les moyens de fonctionner. Cet organisme, dont la création avait été annoncée par Jacques Chirac le 4 janvier 2005 et qui a pour objectif de sélectionner de grands programmes d’innovation, a perçu, le 28 décembre 2005, sa dotation de l’Etat, soit 1,7 milliard d’euros, à engager sur deux ans. L’AII dispose aussi d’un budget de fonctionnement de 3,8 millions d’euros pour 2006. Il lui reste à percevoir 300 millions d’euros pour des projets relevant des pôles de compétitivité.

Le versement tardif de ces sommes n’a pas permis à l’Agence de financer des projets en 2005. Les derniers mois ont été mis à profit par Robert Havas, le président du directoire, pour recruter une équipe de douze personnes et commencer à examiner les projets des industriels.

Aux côtés de M. Havas, Bernard Gindroz, un ancien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), est chargé de l’environnement et de l’énergie, alors que Jean-Jacques Yarmoff, qui a passé une dizaine d’années dans des entreprises de biotechnologies américaines, dont Amgen, prend en charge le secteur biotechnologies, santé et chimie.

Michel Lemonnier, un ancien de Philips, suit, lui, les technologies de l’information et des télécommunications, Patricia Renaud, une ancienne responsable de la recherche d’une filiale de Suez, étant de son côté chargée de la prospective technologique. Un spécialiste des transports doit être recruté.

Quinze projets devraient être lancés en 2006, dont cinq avant avril. Les sociétés "chefs de file", qui recevront les subventions et en assureront la répartition, pourront être de grosses PME, et pas seulement des grands groupes, comme prévu au départ.

L’Agence souhaite également ouvrir le dispositif à d’autres pays européens, quitte à les faire participer financièrement. Des entreprises allemandes ont déjà été retenues. Des firmes finlandaises, espagnoles, italiennes et britanniques pourraient suivre.

Les premiers projets devraient être les suivants : le moteur de recherche multimédia Quaero de Thomson ; la télévision mobile sans limite (diffusion de la télévision sur téléphone mobile via des liaisons satellites et terrestres) d’Alcatel ; l’automotrice à grande vitesse d’Alstom ; Homes, pour la conception de bâtiments économes en énergie, de Schneider Electric ; Iseult, un appareil de résonance magnétique nucléaire de nouvelle génération de Siemens et du fabricant d’agent de produits de contraste Guerbet ; enfin BioHub pour la transformation et l’utilisation industrielle de dérivés céréaliers, dirigé par Roquette Frères, une grosse PME du Nord figurant parmi les plus gros producteurs et transformateurs mondiaux d’amidon.


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