samedi 21 octobre 2017

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Un officier français tué par un explosif en Afghanistan

Nouvelobs.com, avec AP

dimanche 23 mai 2010, sélectionné par Spyworld

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La déflagration a également coûté la vie à un soldat néerlandais et à un interprète afghan. 42 militaires français sont morts dans le pays depuis 2001.

Un officier français qui participait à une mission de déminage a été tué par le déclenchement d’un "engin explosif improvisé" samedi 22 mai en Afghanistan, a annoncé l’Elysée.

Cette explosion, qui a également coûté la vie à un soldat néerlandais et à un interprète afghan, et blessé quatre autres militaires néerlandais, porte à 42 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis 2001. Quelque 3.500 soldats français sont pour l’heure stationnés dans ce pays.

Du côté néerlandais, le bilan s’élève à 24 morts.

Le Premier ministre, François Fillon, a indiqué dans un communiqué qu’"une charge a(vait) explosé alors qu’un détachement de démineurs français et néerlandais intervenait au profit d’une unité de l’armée nationale afghane". Le militaire néerlandais et l’interprète afghan ont été tués "sur le coup", tandis que "l’officier français est décédé plus tard des suites de ses blessures", a-t-il ajouté, en disant s’associer à la douleur des proches des victimes.

Selon le chef d’état-major néerlandais, le général Peter van Uhm, l’attaque s’est produite dans la vallée de Tanji, dans la province d’Uruzgan (sud). Il a expliqué que les soldats néerlandais, dont deux ont été blessés grièvement, venaient d’aider une patrouille française à désamorcer une bombe sur le bas-côté de la route quand le convoi a sauté sur un autre engin explosif.

Le capitaine français décédé dans l’explosion appartenait au 3e régiment de génie de Charleville-Mézières, a précisé l’Elysée dans un communiqué.

Hommage de François Fillon aux démineurs

Nicolas Sarkozy a présenté aux proches de l’officier "ses plus sincères condoléances", estimant qu’il avait "payé de sa vie l’engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan". Tout en condamnant "avec force cette violence aveugle", le chef de l’Etat a réaffirmé son "soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Il a souligné la "détermination de la France à continuer d’oeuvrer au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité" (Fias), qui agit sous mandat de l’Onu.

François Fillon a tenu à "saluer solennellement le dévouement et le professionnalisme de nos unités engagées aux côtés de leurs frères d’armes des armées alliées et des forces afghanes pour la sécurisation et la reconstruction de l’Afghanistan", rendant un "hommage particulier à l’action des démineurs".

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a salué pour sa part le "courage", l’"abnégation" et le "professionnalisme avec lesquels cet officier accomplissait sa mission". Il a dit aussi renouveler "toute sa confiance et son soutien aux forces militaires françaises actuellement engagées sur le théâtre afghan".


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