mardi 17 octobre 2017

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Nucléaire iranien : Washington, Moscou et Paris font part à l’AIEA de leur préoccupation

Le Monde, avec Reuters et AFP

mercredi 9 juin 2010, sélectionné par Spyworld

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La France, la Russie et les Etats-Unis ont remis leur réponse officielle à Yukiya Amano, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique faisant part de leur préoccupation concernant l’"accord de Téhéran", obtenu par la Turquie et le Brésil. Leur réponse a été transmise à l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA, avant que le Conseil de sécurité ne se prononce, mercredi, sur un nouveau train de sanctions à l’encontre de Téhéran. Yukiya Amano a rencontré des représentants des trois pays mercredi matin, qui lui ont remis trois lettres séparées ainsi qu’un document commun dont le contenu n’a pas été révélé.

En vertu de "l’accord de Téhéran", conclu en mai, l’Iran transférerait 1 200 kg d’uranium enrichi vers la Turquie et recevrait en échange du combustible pour son réacteur nucléaire de recherches médiales de Téhéran. Pour les puissances occidentales, un tel accord ne permet pas de dissiper les inquiétudes sur le programme nucléaire de l’Iran, qui vise, selon Washington, à doter la République islamique de la bombe atomique. Téhéran dément catégoriquement.

Fin mai, Washington a estimé que l’Iran disposerait de suffisamment d’uranium enrichi pour produire une bombe atomique même en cas d’application de l’accord obtenu par la Turquie et le Brésil.

Un projet de résolution d’inspiration américaine, co-parrainé par le Royaume-Uni et la France avec le soutien de la Russie et de la Chine, doit être soumis à un vote lors d’une réunion à New York prévue à partir de 16 heures (à Paris), selon l’ambassadeur du Mexique à l’ONU qui préside le Conseil. L’adoption du texte ne fait aucun doute, les co-parrains étant certains de disposer des neuf voix nécessaires sur quinze.

Brésil, Turquie et Liban ne devraient toutefois pas l’approuver, mais on ignore s’ils voteront contre ou s’ils s’abstiendront, selon des diplomates. Il s’agira du quatrième train de sanctions depuis décembre 2006 contre l’Iran, soupçonné de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme civil, ce que la République islamique dément.


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