jeudi 14 décembre 2017

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Le laboratoire technico-opérationnel : un moyen de conception qui fait gagner du temps

DGA, Ministère de la Défense

mercredi 16 juin 2010, sélectionné par Spyworld

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Le salon Eurosatory, qui a ouvert ses portes le 14 juin 2010, donne l’occasion à la Direction générale de l’armement (DGA) de présenter aux professionnels de la défense son laboratoire technico-opérationnel (LTO).

Situé à Arcueil, le LTO est d’abord un lieu où se rencontrent militaires, industriels de la défense et ingénieurs de la DGA. A leur disposition dans cet espace, des moyens informatiques qui leur permettent de créer un modèle numérique du système d’arme imaginé, puis de simuler son emploi de manière expérimentale. Cette nouvelle manière de concevoir les armements évite d’attendre que le matériel soit créé pour l’expérimenter et limite ainsi son retour des forces vers les industriels pour cause d’inadaptation opérationnelle. En simulant des situations très proches de la réalité, le LTO permet de faire les bons choix dès la phase de conception. Une économie évidente de temps, mais aussi de moyens.

D’autant que le LTO ne se limite pas au système d’arme lui-même. Il étend ses capacités de simulation aux implications sur l’organisation des forces et la doctrine d’emploi à mettre en place.

Ainsi, une expérimentation réalisée sur le tir au-delà de la vue directe (TAVD) (un concept imaginé en 2007) doit permettre aux forces au contact avec l’ennemi de traiter des objectifs cachés, lorsqu’il ne sera pas possible d’avoir recours à l’artillerie. A cette fin, le concept prévoit d’utiliser un missile. Il pourra être guidé jusqu’à sa cible par différents moyens (illumination laser, autodirecteur infrarouge et radar, retour vidéo vers le tireur etc.)

L’expérimentation de ce concept au sein du LTO a permis à l’armée de terre de comprendre très rapidement qu’une telle capacité entrainerait plus de difficultés humaines que technologiques. C’est l’organisation des combattants sur le terrain, l’étude des situations tactiques où cette capacité est réellement intéressante, qui se sont révélés être les véritables défis. Autre leçon du « passage en LTO » : après la simulation de missions de tir de multiples configurations, les militaires ont été capables d’énoncer des éléments de doctrine et les performances attendues pour les futurs systèmes (missile, systèmes d’information, véhicules etc.) impliqués dans le TAVD.

Opérationnel depuis 2006, le laboratoire est capable de travailler en réseau avec les différents centres de la DGA et des forces. Il a permis, entre autres, de faciliter la mise au point de l’utilisation des liaisons de données tactiques (liaisons L16, L11 et LH). Il a également servi pour valider le concept d’emploi des drones MALE au profit des trois armées. Dans un proche avenir il devrait notamment être utilisé pour le développement du concept de défense antimissile balistique de théâtre.


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