lundi 11 décembre 2017

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"Le cyber-crime et le cyber-espionnage sont des faits qui ne peuvent être ignorés"

AFP

samedi 19 juin 2010, sélectionné par Spyworld

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Les gouvernements et les sociétés des pays de l’Otan doivent enfin se rendre compte du risque d’attaques informatiques, ont averti vendredi des experts internationaux réunis en conférence à Tallinn.

Une dépendance dangereuse à l’informatique

"Le cyber-crime et le cyber-espionnage sont des faits qui ne peuvent être ignorés", a déclaré Melissa Hathaway, experte en sécurité informatique et ancienne responsable des services de renseignement américains.

"Les infrastructures clés, notamment les centrales électriques, sont devenues des cibles vulnérables à cause de leur dépendance du réseau informatique", a estimé Mme Hathaway.

"Il n’existe pas dans le monde moderne de sécurité nationale sans la sécurité économique. Tant les sociétés que les citoyens devraient prendre conscience du danger", a-t-elle ajouté.

Deux ans + 50 millions = attaque paralysant les USA

Charlie Miller, un analyste de sécurité qui effectue des cyberattaques simulées, souligne qu’une cyber-guerre est bien plus facile à mener qu’une attaque conventionnelle.

"Cela prendrait deux ans et coûterait moins de 50 millions de dollars par an pour préparer une cyberattaque qui paralyserait les Etats-Unis", a-t-il affirmé. Il suffirait, selon lui, de faire travailler moins de 600 informaticiens pour infecter les ordinateurs, a-t-il ajouté.

L’Estonie, un pays de 1,3 million d’habitants, est championne des technologies informatiques. Surnommée "e-stonia" à ce titre, elle abrite un centre de défense informatique de l’Otan.

"E-stonia"

Le réseau internet de ce petit pays balte, ancienne république soviétique, avait subi au printemps 2007 une série de cyberattaques à la suite d’émeutes de ses habitants russophones, mécontents d’un déplacement du centre de Tallinn d’un monument à la gloire de l’Armée rouge. L’Estonie avait accusé Moscou d’avoir été à l’origine de ces attaques, accusations que la Russie avait rejetées.


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