jeudi 19 octobre 2017

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L’ex-cadre de Michelin soupçonné d’espionnage industriel relaxé

AFP

lundi 21 juin 2010, sélectionné par Spyworld

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Un ancien cadre de Michelin, accusé par le numéro un mondial du pneumatique d’avoir voulu vendre des données confidentielles à un concurrent, a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour ces faits d’espionnage. Relaxé également du chef de "violation des secrets de fabrique", il a en revanche été reconnu coupable d’"abus de confiance" et condamné à ce titre à deux ans de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. Il devra, en outre, verser 10.000 euros de dommages et intérêts à Michelin. À l’audience le 3 mai dernier, le parquet avait requis à son encontre une peine de 18 mois de prison, dont six ferme.

Marwan Arbache, un Français de 34 ans, était poursuivi pour avoir tenté de vendre en juillet 2007 au principal concurrent de Michelin, le Japonais Bridgestone, des secrets industriels de première importance. Cela concernait notamment un nouveau procédé de fabrication de pneus de poids lourds visant à allonger leur longévité, moyennant 100.000 livres sterling, soit environ 150.000 euros. Bridgestone avait toutefois alerté le manufacturier clermontois qui avait alors tendu un piège à son ancien salarié.

Sous le nom de Fukuda, les responsables de la sécurité de Michelin s’étaient substitués aux Japonais et avaient entamé des pourparlers pour démasquer leur interlocuteur, qui se faisait appeler Pablo de Santiago. Interpellé le 9 janvier 2008, Marwan Arbache avait été mis en examen le 15 janvier pour "livraison à une entreprise étrangère de renseignements dont l’exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation", ainsi que "violation des secrets de fabrique et abus de confiance". Il encourait alors 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende, dans le cadre de ce délit relevant des assises, mais les faits avaient été ensuite déqualifiés en "collecte irrégulière de documents".


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