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Le SVR, le service d’espionnage issu du KGB

Nouvelobs.com

mardi 29 juin 2010, sélectionné par Spyworld

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Le Service de renseignement extérieur russe, dont dix agents présumés ont été arrêtés aux Etats-Unis, est le successeur de la mythique Première direction générale du KGB.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi 28 juin l’arrestation de dix personnes formées par le SVR pour s’immerger dans la société afin d’"obtenir des informations" en "infiltrant les cercles politiques américains", un épisode qui n’est pas sans rappeler l’époque de la Guerre froide, durant laquelle opérait le fameux KGB.

L’actuel Premier ministre russe Vladimir Poutine est un colonel des services soviétiques pour lesquels il a travaillé de 1985 à 1990 à Dresde, en République démocratique allemande (RDA).

A la chute de l’URSS, les activités du KGB ont été confiées à deux institutions séparées, le Service de renseignement extérieur et le Service fédéral de sécurité (FSB), chargé du renseignement en Russie et du contre-espionnage.

Quant aux renseignements étrangers, le premier service soviétique à s’en occuper à partir de 1920 était le "Département étranger" du NKVD, le Commissariat du peuple aux Affaires intérieures.

L’organisation a régulièrement changé d’acronyme sous l’ère soviétique. En 1954, l’appellation de "Première direction générale" du KGB lui est attribuée, un nom qu’elle conservera jusqu’à l’effondrement de l’URSS en 1991.

Les activités du SVR aujourd’hui

"Le SVR fait partie intégrante des forces assurant la sécurité et est appelé à défendre la sécurité des individus, de la société et de l’Etat contre les menaces extérieures", explique sur son site internet ce service qui fête cette année ses 90 ans.

Il a pour but d’informer le Kremlin afin de l’aider à prendre des décisions dans les domaines politique, économique, militaro-stratégique, scientifique et écologique.

Le SVR indique que ses activités ont largement évolué depuis la chute du régime soviétique. Il a arrêté sa politique "globale" de la Guerre froide consistant à placer des espions dans tous les pays où se trouvaient des agents occidentaux et travaille maintenant uniquement là "où la Russie a des intérêts authentiques et non imaginaires".

"Le SVR considère qu’il n’a pas d’adversaires principaux ou de second rang", est-il précisé sur le site.

Le président russe nomme le directeur du SVR qui agit directement sous ses ordres. Depuis 2007, il s’agit de Mikhaïl Fradkov, ancien Premier ministre.

Selon un rapport du ministère allemand de l’Intérieur publié le 21 juin, le SVR compte 13.000 employés et est toujours actif en Allemagne avec des agents opérant sous couverture, notamment de diplomates ou de journalistes.


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