lundi 11 décembre 2017

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Les 11 Russes suspectés d’espionnage par le FBI utilisent la même technologie que vous

Aude Boivin Filion, Branchez-vous.com

samedi 3 juillet 2010, sélectionné par Spyworld

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Le laboratoire de « Q » dans le film James Bond s’est transformé en Future Shop et en Best Buy. En effet, les espions utilisent la même technologie que le grand public, car elle est devenue aussi performante que leur équipement spécialisé en espionnage.

« Auparavant, le KGB confiait un équipement spécial à ses espions. Maintenant, ils utilisent les mêmes portables que le grand public », déclare Sujeet Shenoi, professeur des sciences informatiques à l’université de Tulsa et consultant pour le FBI, au Washington Post.

D’après les agents ayant procédé à l’arrestation des 11 espions russes présumés, leur coffre à outils contenait des portables, des cartes de mémoire flash (pour conserver d’importantes quantités d’informations sur des supports miniaturisés) et au moins un téléphone prépayé.

Puisque ce dernier est accordé sans contrat et sans engagement à long terme, le vendeur ne vérifie pas l’identité de l’acheteur du téléphone. Les espions ont ainsi pu acheter l’appareil sous un faux nom, ce qui complique la vie des autorités parce qu’ils ne savent pas quel numéro de téléphone mettre sous écoute.

De plus, les suspects se sont aussi fiés à des technologies plus anciennes, telles que des radios à ondes courtes, l’encre invisible (un procédé tellement ancien qu’elle n’est plus recherchée) et un manuel de cryptage connu sous le nom de « one-time pad ». Qui est pris, qui croyait prendre...

Le FBI a découvert que l’un des espions, Anna Chapman, se rendait chaque mercredi dans un café de Manhattan pour y connecter son portable. Quelques instants après, un camion connu du FBI s’installait à proximité du café. De cette façon, l’espionne était en mesure de transférer des données cryptées à ses collègues de la fourgonnette par Wi-Fi, sans qu’aucun contact physique ait eu lieu entre eux.

Aux yeux d’un spécialiste en transmissions Wi-Fi, cette façon de transmettre des données en Wi-Fi fait « amateur ». Une autre méthode, pratiquement indétectable, fait aussi partie de l’arsenal d’outils des magasins grande surface : la radio à ultra large bande (ultra-wideband radio).

Le coauteur de « Spycraft », Keith Melton, est d’avis contraire : l’utilisation du Wi-Fi aurait pu être au contraire intelligente parce qu’aucune donnée ne transite par Internet. Or, le FBI a pu doubler les espions, en retraçant la connexion grâce à de l’équipement de détection approprié.


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