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Deux cellules qui recrutaient des combattants pour l’Irak ont été démantelées en Espagne

Le Monde

mercredi 11 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Les arrestations d’islamistes se succèdent en Espagne. Mais l’opération policière déclenchée mardi 10 janvier, qui a permis d’arrêter vingt personnes soupçonnées d’appartenir à deux cellules de recrutement et d’envoi de combattants en Irak, serait encore plus importante que les précédentes.

José Antonio Alonso, le ministre espagnol de l’intérieur, a assuré que le réseau démantelé "était supérieur, en termes d’organisation, aux autres cellules".

Quinze des islamistes sont marocains, trois sont espagnols et deux autres sont turcs et algériens. La police les a interpellés principalement en Catalogne, à Madrid et dans une petite ville du Pays basque. L’un de ces islamistes présumés est l’imam de la ville catalane de Vilanova i la Geltrú.

Selon le ministre de l’intérieur, il existe de "forts indices" de l’implication de certaines des personnes arrêtées dans l’envoi en Irak d’un Algérien responsable d’une attaque suicide, revendiquée par Al-Qaida, qui avait fait 28 morts, dont 19 militaires italiens dans leur base de Nassiriya, le 12 novembre 2003.

RAMIFICATIONS EN FRANCE

Par ailleurs, la police espagnole a réussi à reconstituer l’itinéraire de certaines recrues des deux cellules. Plusieurs Marocains ont été arrêtés en 2004 en Syrie et renvoyés au Maroc après, supposent les autorités espagnoles, avoir combattu à Fallouja aux côtés d’Abou Moussab Al-Zarkaoui, le chef d’Al-Qaida en Irak.

Les deux cellules, basées en Catalogne et à Madrid, avaient des ramifications en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Algérie, au Maroc, en Turquie, en Syrie et en Irak.

Selon les autorités espagnoles, la cellule de Catalogne se consacrait au recrutement et à l’aide au transit de moudjahidins vers des zones de conflits armés, principalement l’Irak, via la Syrie, la Jordanie et d’autres pays de la région.

La cellule basée à Madrid, dirigée par un Algérien, recrutait également des combattants pour l’Irak. L’argent pour ces voyages provenait d’activités écrans, légalement conduites en Espagne.

Au-delà de ces recrutements, l’enquête n’a pas fait apparaître de projet imminent d’attentat. La dernière opération contre des réseaux islamistes remontait au 19 décembre : 16 personnes avaient été arrêtées en Andalousie, en Catalogne et aux Baléares. Cette cellule, qui était en contact avec Al-Qaida en Irak, disposait de deux hommes préparés pour être envoyés dans ce pays.

En 2005, 90 militants islamistes présumés ont été arrêtés en Espagne.


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