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Bernard Planche aurait noué des contacts avec les services secrets français

Le Monde

mercredi 11 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Si l’ex-otage français en Irak Bernard Planche a été si peu disert à son arrivée à Paris, lundi soir, la "faiblesse" avancée n’était pas seule en cause, estime Le Figaro dans son édition de mercredi 11 janvier. Et ce quotidien de citer "plusieurs sources officielles" qui ont précisé que cet ingénieur, s’il n’appartenait pas aux services de renseignement français, leur avait à tout le moins proposé son aide et rendu des services, sans plus de précisions, lorsqu’il vivait à Bagdad. Mais l’aide qu’il a fournie est jugée par ces mêmes sources "limitée et de faible valeur", écrit le journal.

Pourtant, à son propos, un responsable des services secrets avait déclaré mardi à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, que Bernard Planche est "un marginal, (...) un baroudeur, une tête brûlée". Selon cet analyste du renseignement, un espion ne se serait pas comporté en "aventurier".

La révélation des contacts entre Bernard Planche et les services de renseignement permettrait de lever une part du mystère entourant la personnalité de cet ingénieur, qui a fondée lui-même une organisation, Aaccess, quasiment inconnue.

Ainsi, selon Le Figaro, les autorités françaises sont persuadées que l’enlèvement, qui remonte au 5 décembre, a été prémédité, à la différence de ceux des journalistes français Christian Chesnot et George Malbrunot d’une part, Florence Aubenas d’autre part. Ses ravisseurs auraient connu ses habitudes et ses activités exactes - l’enlèvement a d’ailleurs eu lieu devant son domicile. Et quand, le 28 décembre 2005, un "Bataillon de la vigie en Irak" menaçait de le tuer si "la France ne mettait pas fin à sa présence illégitime" - alors que Paris n’a envoyé aucun soldat sur place -, on peut voir dans cette "présence" une allusion à celle de services secrets.

Enfin, estime le quotidien, les liens avec les services secrets expliqueraient la discrétion des proches de l’otage et la faible mobilisation médiatique, mis à part leur appel à sa libération sur la chaîne qatarie Al-Jazira, une intervention inédite. Et ils rendraient plus compréhensible ce retour presque en catimini - Bernard Planche a atterri sur la base aérienne militaire d’Orléans-Bricy (Centre) plutôt qu’à Paris, comme les précédents otages. Une discrétion que pourrait justifier un débriefing urgent.

Le Quai d’Orsay partage la version américaine de la libération de l’otage

Concernant les circonstances de la libération de Bernard Planche, samedi 7 janvier, le porte-parole adjoint du ministère des affaires étrangères, Denis Simonneau, a indiqué, mardi, que "la version des soldats américains est celle qui fait autorité et que nous partageons". "Il est clair pour nous dès le début (...) que c’était une opération de contrôle des militaires américains et irakiens qui a abouti à un quadrillage du terrain qui a fait en sorte qu’à un moment M. Planche s’est retrouvé sans gardien et qu’il a profité de cette occasion pour s’échapper et s’est retrouvé aux mains des soldats américains", a-t-il précisé. Une source de sécurité irakienne avait de son côté indiqué que Bernard Planche avait été abandonné au bord d’une route par ses ravisseurs, surpris par un poste de contrôle imprévu. - (Avec Reuters)


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