mardi 17 octobre 2017

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Russie : le comité de protection des journalistes critique une loi sur la sécurité

AFP

mardi 3 août 2010, sélectionné par Spyworld

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Le Comité de protection des journalistes (CPJ), basé à New York, a critiqué lundi la loi russe élargissant les pouvoirs des services de sécurité intérieure (FSB, ex-KGB), qui avait été entérinée fin juillet par le président Dmitri Medvedev.

"Cette mesure devenue une loi (...) va contribuer à la création d’un climat de peur parmi les critiques du gouvernement", a indiqué le CPJ dans un communiqué.

En vertu de la loi, toute personne ou entreprise qui gênerait le travail d’un agent du FSB pourrait faire l’objet de poursuites, d’amendes de 500 à 50.000 roubles (13 à 1.300 euros) ou d’un placement en détention allant jusqu’à 15 jours.

Les clauses les plus controversées du texte, notamment sur le droit du FSB de convoquer les journalistes pour des interrogatoires ou demander de censurer leurs articles, avaient cependant disparu au cours de son examen par le Parlement.

"Nous saluons le retrait des amendements sur la censure, mais nous sommes toujours préoccupés par les effets de cette loi sur les journalistes critiques (du gouvernement, ndlr) et ceux qui s’occupent des enquêtes", a déclaré Joel Simon, directeur exécutif du CPJ.

"Les autorités russes soutiendraient la sécurité en Russie, si elles protégeaient le droit des journalistes d’enquêter et de rapporter, au lieu de restreindre leurs activités par une législation vague", a-t-il souligné.

Dans une note d’explication qui accompagnait le projet de loi, les auteurs ont accusé des médias de "contribuer à la formation de processus négatifs", à promouvoir "le culte de l’individualisme et de la violence", à douter de "la capacité de l’Etat de défendre ses citoyens" en "engageant de facto les jeunes dans les activités extrémistes".

La loi approuvée en juillet par le Parlement et promulguée par le président russe Dmitri Medvedev a été vertement critiquée par l’opposition russe et des défenseurs des droits de l’Homme qui craignent un retour aux détentions arbitraires opérées par le KGB à l’époque soviétique.


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