dimanche 22 octobre 2017

Accueil du site > Défense > France > Vigipirate : un été sous haute surveillance

Vigipirate : un été sous haute surveillance

Nouvelobs.com, avec AFP et Reuters

lundi 16 août 2010, sélectionné par Spyworld

logo

Devant "l’amplification de la menace islamiste", notamment celle d’Al Qaïda au Maghreb, le plan Vigipirate est ravivé jusqu’au 15 septembre.

Relance du plan Vigipirate : face à "l’amplification de la menace islamiste", le dispositif sécuritaire est relancé pour la période estivale, selon des consignes données par Matignon, ont indiqué lundi 16 août les services du Premier ministre, interrogés sur une lettre émanant de la préfecture de police.

Cette lettre, dont l’AFP a eu copie, indique que François Fillon "a décidé de procéder à une adaptation de posture du plan Vigirate pour la période comprise entre le 2 août et le 15 septembre".

Cette décision a été arrêtée "eu égard à l’amplification de la menace islamiste pesant sur les ressortissants et les intérêts français à l’étranger dans la zone sud du Sahel et dans la péninsule arabique, et considérant que le niveau de cette menace demeure élevé sur le territoire national", poursuit la missive signée du directeur de cabinet du préfet de police Jean-Louis Fiamenghi, au nom du préfet Michel Gaudin.

Vigipirate, dispositif sécuritaire anti-terrorisme, reste au niveau rouge (avant-dernier de la gradation), mais "les lieux de culte sensibles, les sites touristiques symboliques, les espaces accueillant de grands événements, les grands magasins et les grands centres commerciaux devront faire l’objet d’une vigilance particulière", selon la lettre.

Selon Matignon, cet appel à une vigilance renforcée a été lancé notamment après l’annonce fin juillet de la mort de l’otage français dans le Sahel, Michel Germaneau.

La France menacée par Al Qaïda

L’annonce arrive également au moment où Al Qaïda au Maghreb islamique menace la France de représailles après le raid mené par les forces françaises et mauritaniennes qui a coûté la vie à six de ses membres, le 22 juillet dans le Sahara.

Dans un communiqué mis en ligne sur des forums islamistes, l’AQMI présente le président Nicolas Sarkozy comme un "ennemi d’Allah".

Il exhorte les tribus d’une région à cheval sur le Mali, le Niger, la Mauritanie et l’Algérie, à s’unir contre "les fils et agents de la France chrétienne".

Le groupe, qui a dit avoir exécuté Michel Germaneau, un otage français de 78 ans, après l’échec du raid qui visait à le libérer, lance une mise en garde à Sarkozy :

"A l’ennemi d’Allah Sarkozy, je dis : Vous avez manqué une occasion et ouvert la porte de l’horreur dans votre pays.

"(...) Je ne dis pas que ce sera aujourd’hui ou demain ou après-demain, mais cela arrivera", dit le communiqué mis en ligne par Abou Anas al Shanghiti.

L’AQMI a affirmé que la France a lancé le raid alors que des négociations étaient en cours pour la libération de Germaneau, des allégations rejetées par la France.

Le communiqué précise que les six combattants tués lors du raid étaient, pour trois d’entre eux, membres de tribus touareg, et qu’il y avait un Algérien, un Mauritanien et un Marocain.

"J’appelle ces fières tribus dont les fils sont tombés en martyrs (...) à les venger en tuant les fils et agents renégats de la France chrétienne", a ajouté Shanghiti.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :