jeudi 19 octobre 2017

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Une campagne internationale pour faire libérer « la source » de Wikileaks

David Dishneau, AP

vendredi 20 août 2010, sélectionné par Spyworld

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Le soldat de l’armée américaine soupçonné d’être à l’origine de l’une des plus grandes fuites de documents militaires secrets de l’histoire des États-Unis est devenu un héros aux yeux de plusieurs militants contre la guerre, qui ont lancé une campagne internationale pour le faire libérer.

Lors de manifestations qui se sont tenues ce mois-ci à New York, Oklahoma City et Quantico, en Virginie, où le soldat Bradley Manning est détenu, des dizaines de personnes qui le soutiennent ont scandé « donner l’alerte sur des crimes de guerre n’est pas un crime ».

Le même slogan apparaît à côté du visage souriant du soldat sur des épinglettes et des affiches distribuées par Courage to Resist, un groupe de soutien aux soldats américains qui refusent de combattre. Le groupe, établi en Californie, a amassé quelque 45 000 $ auprès d’environ 750 personnes dans 18 pays pour aider à payer un avocat civil à Bradley Manning, a dit le directeur du projet, Jeff Paterson.

Manning, un ancien analyste du renseignement à Bagdad âgé de 22 ans, pourrait être jugé en cour martiale pour avoir téléchargé du matériel classé secret. S’il est jugé et reconnu coupable, il pourrait être condamné à 52 ans de prison.

Le matériel qu’il aurait diffusé inclut une vidéo de 2007 montrant l’équipe d’un hélicoptère américain s’esclaffer pendant une frappe qui a tué 11 personnes en Irak. Parmi les victimes figuraient un photographe de presse de l’agence Reuters et son chauffeur. Le Pentagone a conclut que les soldats avaient agi de façon appropriée.

La vidéo, intitulée Collateral Murders (Meurtres collatéraux), a été mise en ligne en avril sur WikiLeaks.

Le Pentagone soupçonne le soldat Manning d’être aussi la source des quelque 77 000 documents secrets sur la guerre en Afghanistan mis en ligne en juillet sur WikiLeaks. Le site compte rendre publics 15 000 autres documents de ce type dans les prochaines semaines. Des responsables américains ont affirmé que la diffusion de ces documents a mis en danger la vie de personnes innocentes et d’informateurs secrets.


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