lundi 11 décembre 2017

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L’avis de recherche du patron de Wikileaks en Suède annulé

Le Figaro

samedi 21 août 2010, sélectionné par Spyworld

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Recherché pour viol en Suède, Julian Assange avait démenti les accusations et mis en cause des organisations voulant porter atteinte au site internet spécialisé dans la publication de documents secrets. Le Parquet suédois a finalement annulé cet avis de recherche.

Pour l’intéressé, ce n’était qu’une « intox » destinée à destabiliser son site. Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a brièvement été recherché en Suède pour viol. Son entourage et lui-même avait fermement démenti samedi les accusations. Ils accusent des organisations voulant « faire du mal » au site internet, spécialisé dans la publication de documents secrets.

« Julian Assange est recherché pour deux raisons différentes, l’une étant qu’il est accusé de viol », avait déclaré à l’Agence France Presse le directeur de la communication du parquet, Karin Rosander. La procureure Maria Häljebo Kjellstrand avait précisé de son côté à l’agence suédoise TT qu’un viol aurait été commis à Enköping et une agression à Stockholm. e Parquet a finalement annoncé un peu plus tard l’annulation de ces avis de recherche.

D’après le quotidien suédois Expressen, deux femmes âgées de 20 à 30 ans se s’étaient présentées à la police vendredi pour faire part de leur mésaventure avec l’Australien de 39 ans. Apeurées, elles ne voulaient pas porter plainte et la police a pris l’initiative d’en référer au parquet, selon le tabloïd. Toujours selon Expressen, Julian Assange aurait rencontré une des femmes dans la nuit de samedi à dimanche, la semaine dernière, dans un appartement de Stockholm, et la seconde mardi matin à Enköping, à quelques kilomètres au nord-est de la capitale.

Il ira « très vite voir la police »

Mais selon un de ses collaborateurs joint par téléphone en Islande, ces accusations sont « fausses ». « Julian (...) n’était pas au courant de ces accusations avant de les lire dans le tabloïd de droite Expressen », a affirmé Kristinn Hrafnsson, qui met en cause des « organisations puissantes qui veulent faire du mal à WikiLeaks ». Kristinn Hrafnsson ajoute que Julian Assange se trouve toujours en Suède et qu’il ira « très vite voir la police » de son propre chef.

L’intéressé souligne quant à lui le timing de ces accusations. « Pourquoi ces accusations tombent-elles maintenant ? Ça c’est une question intéressante », s’interroge-t-il sur le site Internet du quotidien suédois de référence Dagens Nyheter.

WikiLeaks s’est attiré les foudres de l’administration américaine en publiant sur Internet quelque 77.000 documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan. La semaine dernière, à Stockholm précisément, son fondateur a annoncé sa volonté de publier malgré leur confidentialité les 15.000 autres documents militaires qu’il possède sur cette guerre.


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