mercredi 18 octobre 2017

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Le renseignement australien avait prévenu Wikileaks

AFP

samedi 28 août 2010, sélectionné par Spyworld

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Le renseignement australien avait prévenu le site Wikileaks, dont les publications de documents confidentiels embarrassent l’armée américaine, qu’il serait victime d’une « campagne calomnieuse », déclare son fondateur Julian Assange dans un entretien mis en ligne hier. Deux procédures ont été lancées samedi dernier contre M. Assange par la justice suédoise, deux femmes - qui n’ont pas porté plainte - l’accusant l’une de viol et l’autre d’agression. Un avis de recherche a été lancé dans le cadre de l’affaire de viol avant d’être rapidement annulé, mais l’enquête pour agression se poursuit. Depuis le début, M. Assange, qui est australien, nie en bloc ces accusations. « Nous avons été prévenus le 11 août par un membre des services de renseignement australiens de nous attendre à ce type de choses », a déclaré M. Assange dimanche dernier à la chaîne de télévision Al Jazeera. L’entretien est mis en ligne par le tabloïd suédois Expressen qui a révélé l’affaire samedi. « Nous n’avons pas de preuve directe qu’il s’agisse d’une opération de services secrets ou qui soit influencé par des services secrets », reconnaît M. Assange qui y voit cependant un coup monté. « Il s’agit clairement d’une campagne calomnieuse [...], l’accusation ayant été retirée six heures après avoir été déposée. La question est ‘’qui est impliqué’’ ? » déclare M. Assange. M. Assange a affirmé à Al Jazeera avoir eu connaissance de « quatorze documents fabriqués apparus à divers endroits » et visant à salir Wikileaks. « Nous avons démontré qu’il s’agissait à chaque fois clairement de faux », a-t-il précisé. Après avoir laissé entendre dimanche dernier, dans une interview exclusive au tabloïd suédois Aftonbladet, qu’il soupçonnait le Pentagone, il s’est montré moins explicite sur Al Jazeera où il intervenait en voix off « depuis le grand nord de la Suède ». « On nous a mis en garde contre des sales coups et en particulier de ce type. Mais nous n’avons pas de preuve directe que cela vient de services secrets américains ou autres », dit-il. Le Pentagone a qualifié d’« absurde » l’idée de son implication dans cette affaire. M. Assange a promis, le 14 août à Stockholm, la prochaine publication de 15 000 nouveaux documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan, après la mise en ligne d’un premier paquet de 77 000. Il a confirmé à Al Jazeera que les nouvelles publications se feraient d’ici « deux à quatre semaines ».


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