mercredi 18 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Avec le retrait américain, le nombre d’espions aussi va (...)

Avec le retrait américain, le nombre d’espions aussi va diminuer

AFP

mercredi 1er septembre 2010, sélectionné par Spyworld

logo

Le retrait d’Irak des troupes de combat américaines, annoncé mardi par le président Barack Obama, signifie que le nombre d’espions travaillant pour Washington va aussi diminuer dans ce pays, a souligné un responsable du renseignement américain sous couvert d’anonymat.

La diminution du nombre de soldats américains en Irak, passé à moins de 50.000 avec désormais une mission de formation et de conseil uniquement, va réduire la portée d’action du renseignement, a averti ce responsable.

Les militaires américains ont leurs propres ressources en matière de renseignement, notamment des traducteurs et des officiers détachés des agences comme la NSA (National Security Agency) et la NGIA (National Geospatial Intelligence Agency).

"Nous aurons moins d’yeux et d’oreilles sur le terrain après le retrait de nos forces", a souligné le responsable, y voyant un danger. Il a indiqué que des responsables du renseignement américain allaient soulever la question avec les dirigeants irakiens.

Par ailleurs, le monde du renseignement américain considère l’impasse politique irakienne comme la principale menace à la sécurité dans ce pays, a ajouté ce responsable. Les élections législatives de mars n’ont toujours pas permis de déboucher sur la formation d’un gouvernement.

"La plus grande inquiétude concerne la réconciliation" entre dirigeants sunnites, chiites et kurdes, a-t-il dit. Or, le vide politique peut "atteindre un degré où tout s’écroule et se délite", entraînant des violences confessionnelles et ethniques.

Quant à Al-Qaïda, sa branche irakienne a été décapitée et elle "ne peut pas menacer de manière crédible la stabilité de l’Irak", a jugé ce responsable. Cependant, a-t-il dit, ses membres peuvent nuire à la sécurité du pays si le gouvernement irakien devient "trop confiant" ou allège sa pression sur eux.

Quant à l’Iran, il devrait continuer à fournir des équipements, de l’entraînement et servir de refuge à certains groupes irakiens d’opposition "pendant un certain temps".


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :