lundi 11 décembre 2017

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En 2006, l’industrie française de la défense doit améliorer ses performances

Tageblatt.lu

mardi 17 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Rafale, Barracuda, deuxième porte-avions : l’industrie française de la défense a du pain sur la planche en 2006, et un effort à faire pour améliorer ses performances et respecter les délais, car elle a accumulé les pénalités de retard.

 »Je tiens à tirer la sonnette d’alarme ! L’industrie accumule plusieurs centaines de millions d’euros de pénalités et de pertes liées à des défaillances comme maîtres d’oeuvre », avait lancé le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie en présentant ses voeux aux industriels mercredi dernier.

 »Il y a des efforts condidérables à faire », a renchéri lundi le délégué général pour l’armement (DGA) François Lureau.

 »Quand un industriel est en retard, nous ne payons pas », explique-t-il.

Ainsi, sur un programme d’achat de 7 à 8 milliards d’euros en 2005, l’Etat français a retenu plusieurs millions de pénalités.

Parmi les dossiers les plus en retard : le système intérimaire de Drone MALE (SIDM), développé par EADS et les hélicoptères de transport de type NH90 (programme européen), a-t-on précisé de source proche du dossier.

Reste que la DGA a aussi des motifs de satisfaction. Onze avions de combat Rafale ont été livrés par Dassault Aviation en temps et en heure, dans le cadre d’une première commande (échéance 2004-2007). Idem pour 33 chars Leclerc par Giat Industries, a souligné M. Lureau.

Il a salué la performance du satellite de télécommunications Syracuse 3A qui, après un lancement plusieurs fois retardé, a pu être mis en service trois mois seulement après ce lancement.

Pour 2006, la grande inconnue concerne la réalisation d’un deuxième porte-avions avec ou sans les Britanniques. Si 900 millions d’euros sont inscrits dans le budget 2006 pour lancer la commande, il n’y a toujours pas d’accord avec la Grande-Bretagne.

Mme Alliot-Marie, qui rencontre son homologue britannique John Reed le 24 janvier, devrait évoquer le sujet.

La DGA a confié en décembre aux sociétés françaises DCN et Thales une étude »de définition » d’un porte-avions »utilisant un design de base commun » avec le programme britannique.

La France devant disposer d’un deuxième porte-avions d’ici 2014, »il faut donc passer un contrat de réalisation avant décembre 2006 », a indiqué une autre source proche du dossier.

Une solution franco-française n’est pas exclue. Elle a d’ailleurs un nom de code : »Juliette », a-t-on ajouté.

Quant au programme de sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda, il fait l’objet d’intenses tractations financières entre DCN et la DGA. »Les propositions de DCN ont pris un fort embonpoint. Elles doivent subir une cure d’amaigrissement », a-t-on fait valoir.

L’Etat a par ailleurs décidé de réduire sa commande d’avions de combat Rafale de 59 à 51 appareils, mais paiera le montant initial de 3,1 milliards d’euros, selon une troisième source proche du dossier.

Il devrait être annoncé d’ici la fin de la semaine le lancement du programme européen de recherche UCAV/Neuron mené par Dassault Aviation avec cinq autres pays, Suède, Italie, Grèce, Espagne et Suisse, pour un total de 400 ME.


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