jeudi 19 octobre 2017

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Défense antimissile : sommet Otan-Russie en novembre à Lisbonne (Rasmussen)

AFP

vendredi 17 septembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé jeudi qu’un sommet Otan-Russie centré sur la coopération en matière de défense antimissile aura lieu en marge du sommet des pays de l’Alliance atlantique prévu les 19 et 20 novembre à Lisbonne.

"J’ai envoyé aujourd’hui une invitation aux 29 pays participant" au Conseil Otan-Russie (les 28 de l’Otan et la Russie) "à assister à un sommet à Lisbonne", a déclaré M. Rasmussen à la presse à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre tchèque, Petr Necas.

"Nous devrions décider à Lisbonne le développement d’un système antimissile de l’Otan" et "nous devrions aussi inviter la Russie à y coopérer" en reliant son dispositif à ceux des alliés occidentaux, a expliqué le secrétaire général de l’Otan pour illustrer l’intérêt de la venue à Lisbonne du président Dmitri Medvedev.

Cette réunion, si confirmée, serait la première à ce niveau depuis la participation de Vladimir Poutine, alors président, à une rencontre Otan-Russie en marge du sommet de l’Otan d’avril 2008 à Bucarest.

Ce sommet marquerait en tous cas un nouveau réchauffement entre la Russie et l’Otan après la brouille consécutive au conflit russo-géorgien d’août 2008, qui avait provoqué un gel de leurs relations.

Entamée début 2009, la normalisation des rapports entre Moscou et l’Alliance atlantique a été très circonspecte et progressive.

L’ordre du jour de la réunion de Lisbonne n’a pas encore été fixé, mais M. Rasmussen a insisté jeudi sur la "réalité" de la menace balistique qui pèse aussi bien sur les Occidentaux que sur les Russes et sur la volonté de l’Otan de faire avancer les discussions déjà anciennes avec Moscou pour développer une coopération dans ce domaine.

Le secrétaire général de l’Otan, qui depuis son arrivée à ce poste en août 2009, a fait de l’amélioration des relations avec la Russie un de ses chevaux de bataille, devait prononcer samedi à Rome, devant un club de réflexion, un nouveau discours sur ce thème.

Selon un diplomate, M. Rasmussen doit notamment évoquer les trois "pistes" de coopération sur lesquelles il souhaiterait que l’Alliance atlantique et la Russie s’engagent : la défense antimissile, la révision du traité sur les armes conventionnelles en Europe (FCE) et la réduction des armes nucléaires à courte portée, dites tactiques, qui existent encore sur le Vieux continent.

Moscou a suspendu unilatéralement en décembre 2007 sa participation au traité FCE de 1990, limitant les effectifs et les équipements —chars, avions, artillerie— de l’Atlantique à l’Oural et prévoyant échanges d’informations et inspections mutuelles.


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