vendredi 20 octobre 2017

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Risque d’attentat en France : un renseignement fourni par l’Algérie

Leparisien.fr

lundi 20 septembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Le risque d’un attentat s’est accru en France depuis ces derniers jours. « La menace est réelle », a confirmé lundi Brice Hortefeux, lors d’un déplacement à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne). « Notre vigilance est renforcée », a précisé le ministre de l’Intérieur, rappelant que le plan Vigipirate restait activé au niveau rouge, avant-dernier échelon avant le niveau écarlate, déclenché en cas de risque d’attentat imminent.

Plus tôt lundi, le ministère de l’Intérieur avait annoncé que le risque d’un attentat s’était renforcé depuis jeudi dernier. Selon une information de RTL, les services de renseignement intérieur (DCRI) ont appris dans la nuit de mercredi à jeudi qu’une femme kamikaze s’apprêtait à commettre un acte terroriste dans Paris dans la journée. Ce renseignement en provenance d’Algérie, et attribuant la menace à Al-Qaïda au Maghreb islamique, a alors été transmis à l’Elysée et à Matignon.

Dès 5 heures du matin, jeudi, le plan Vigipirate a été rehaussé et les fonctionnaires de l’anti-terrorisme mobilisés à la recherche de la suspecte. Brice Hortefeux a alors annulé un déplacement en province pour superviser les opérations et se rendre notamment à l’aéroport de Roissy-CDG et à la Tour Eiffel.

Lundi, on a appris de source judiciaire que le parquet antiterroriste de Paris avait confié à la Direction centrale du renseignement intérieur et à la section antiterroriste de la Brigade criminelle de Paris (SAT) une enquête préliminaire pour vérifier ce renseignement. Après avoir indiqué dans un premier temps que la menace visait les transports, le ministère de l’intérieur est revenu sur cette précision, parlant simplement de « types d’objectifs totalement indéfinis ».

Protection rapprochée pour le recteur de la Grande Mosquée

Toujours selon RTL, les services de renseignements ont appris que le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, 69 ans, qui préside actuellement le conseil français du culte musulman, était la cible d’une menace majeure de la part de fondamentalistes. Il est placé depuis jeudi sous la protection de trois fonctionnaires du SPHP (Service de protection des hautes personnalités), détachés pour une durée indéterminée.

Interrogé par l’AFP, le recteur Boubakeurs’est dit « surpris » de cette mesure dont le ministère l’a informé jeudi après-midi, et qui provoque « une certaine émotion dans (son) entourage et chez (ses) fidèles ». Dans la pratique, une voiture avec deux personnes à bord l’accompagne dans ses déplacements, lui-même circulant comme d’habitude dans sa voiture avec chauffeur.

Selon une source proche du ministère de l’Intérieur, cette mesure « n’est pas liée au renforcement de la menace, mais tout le monde se souvient que la série des attentats de 1995 a débuté avec l’assassinat de l’imam Sahraoui ». Cet imam modéré de la mosquée de la rue Myrha (XVIIIe), porte-parole à Paris du Front islamique du salut (FIS), avait été tué par balles le 11 juillet 1995, en compagnie de son secrétaire particulier, par deux hommes qui n’ont jamais été identifiés.


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