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Sahel : quatre pays réunis en Algérie pour lutter contre le terrorisme

Abdellah Cheballah, AFP

lundi 27 septembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Les chefs d’état-major de quatre pays du Sahel, réunis dimanche en Algérie, ont échangé des informations devant permettre la "concrétisation" d’une stratégie commune de lutte contre le terrorisme dans cette région où sévissent les unités d’Aqmi, selon l’Agence de presse APS.

Cette réunion du Conseil d’état-major de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger et du Mali s’est déroulée à Tamanrasset dans le sud algérien, après l’enlèvement au Niger, dans la nuit du 15 au 16 septembre, de sept personnes dont cinq Français, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les otages sont détenus dans le nord malien, non loin de la frontière algérienne, selon une source malienne proche du dossier, une information confirmée par une source à la présidence française.

L’Algérie qui a présidé le comité d’état-major opérationnel depuis sa création en avril a passé le flambeau au Mali, à l’issue de la réunion qui s’est achevée dimanche après-midi, d’après l’APS.

Ce comité commun entre l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie a été mis en place le 21 avril, à l’issue d’une succession de rencontres entre les chefs d’état-major de sept pays du Sahel (Algérie, Mali, Niger, Mauritanie, Libye, Tchad, Burkina Faso) et de leurs ministres des Affaires étrangères.

Les participants ont procédé à un échange d’informations et d’analyses permettant d’établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées en vue de la concrétisation d’une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et le crime organisé, a précisé APS.

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, a appelé dans son discours d’ouverture les pays du Sahel à "respecter leurs engagements et à passer à l’action" sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme dans cette région..

Avant la réunion, organisée à l’initiative de l’Algérie, le général Gaïd Salah avait indiqué qu’elle devait permettre de "débattre des termes de notre coopération (...), de lever les incompréhensions qui persistent et dégager les solutions idoines en vue de renforcer l’action effective et concertée et atteindre les objectifs tracés dans notre stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée".

Il s’est dit "persuadé que cette réunion va renforcer notre coopération et les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage (pour) inspirer de nouvelles impulsions autour de notre objectif de pourchasser et de détruire le terrorisme".

De son côté, un porte-parole, le colonel Mabrouk Sebaâ, avait indiqué que la rencontre traduisait la ferme détermination des pays membres du comité à "prendre en charge de façon autonome et collective leurs questions sécuritaires".

Le colonel Sebaâ, cité par l’agence de presse APS, avait ajouté que cette réunion intervenait "en temps opportun au regard de la succession des derniers évènements survenus dans la région".

Selon lui, les participants devaient discuter du renforcement de leur coopération "en vue d’instaurer, ensemble, un mécanisme adapté pour faire face, avec toute la rigueur requise et l’efficacité escomptée, au phénomène terroriste et ses ramifications".

L’Algérie, considérée comme leader dans la région en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme qui affectent de nombreux pays du Maghreb et du Sahel, milite depuis longtemps en faveur d’une coopération régionale accrue pour combattre ce fléau.

Le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel avait notamment estimé le 21 septembre que les pays africains étaient capables d’endiguer le terrorisme dans la région du Sahel pour peu qu’ils coopèrent sur le terrain.


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