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L’UE va examiner une mutualisation accrue de ses moyens militaires

RFI

lundi 27 septembre 2010, sélectionné par Spyworld

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La France a tapé du poing sur la table, ce vendredi 24 septembre 2010, en prévenant ses partenaires de l’Union européenne qu’au rythme actuel de baisse des budgets militaires, l’Europe allait devenir à terme un « protectorat », voire un « condominium sino-américain ». « L’Europe ne sera plus qu’un pion dans le jeu entre les Etats-Unis et la Chine », c’est le message délivré par Hervé Morin, le ministre français de la Défense. L’Union européenne a décidé d’explorer, d’ici à décembre 2010, les possibilités concrètes de coopération militaire entre Européens via une mutualisation accrue de leurs moyens.

Les propos du ministre français de la Défense, Hervé Morin, semblent avoir trouvé un écho favorable auprès de ses vingt-six partenaires européens. Son homologue polonais regrette ainsi le peu d’empressement à appliquer le traité de Lisbonne en matière de défense.

Face au déficit budgétaire des Etats membres, la Belgique qui assure la présidence de l’Union européenne, souhaite donc saisir cette occasion pour évaluer et mutualiser une partie des moyens militaires.

Les Vingt-Sept veulent donc des actions concrètes. Pour ce faire, ils demandent à l’Agence européenne de défense (AED), d’étudier d’ici le mois de décembre, les coopérations militaires possibles.

Pour la France, la mise en place d’une défense européenne est un vieux cheval de bataille, mais sans réel succès jusqu’à maintenant. Toutefois, la crise financière pourrait changer la donne. Les gouvernements sont confrontés à de lourds déficits et les budgets consacrés à la Défense diminuent. Dès lors, les Vingt-Sept pourraient se montrer plus enclins à mettre en commun leurs moyens militaires.

Mais cette évolution passera d’abord par un changement d’attitude vis-à-vis de l’Agence européenne de défense. Créée en 2004, elle n’a toujours pas trouvé sa place dans le processus décisionnel européen.

Certains Etats la regardent davantage comme une société d’acquisition de matériel et non pas comme un élément essentiel de la mise en place d’une défense commune.


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