dimanche 22 octobre 2017

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Des sources du renseignement français "pas au courant" d’un complot déjoué

AFP

mercredi 29 septembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Des sources françaises liées au renseignement ont affirmé mercredi ne pas avoir eu connaissance de projets d’attentats en Grande-Bretagne, France et Allemagne, planifiés au Pakistan et déjoués, comme évoqué par la chaîne britannique Sky News.

Interrogée par l’AFP, une source française du renseignement a déclaré, sous couvert de l’anonymat, n’être "pas du tout au courant".

Sollicitée aussi par l’AFP, une source française gouvernementale, liée aux services de renseignement, a également affirmé ne pas être informée d’un tel complot déjoué, précisant que les risques d’attentat évoqués la semaine dernière en France ne portaient pas sur de tels renseignements.

Cette menace reposait sur trois types de renseignements, a précisé cette source.

Deux renseignements avaient pour origine l’Algérie, l’un évoquant l’éventualité d’un attentat kamikaze finalement jugé peu crédible, et l’autre apparemment plus sérieux dont la nature n’a pas été révélée.

Un autre renseignement provenant des Etats-Unis confirmait le retour en Europe de jihadistes européens revenus de la zone pakistano-afghane, susceptibles de passer à l’action en France et dans d’autres pays européens, selon cette même source gouvernementale.

"Dans les semaines qui viennent de s’écouler, on n’a pas déjoué d’attentat qui devait se dérouler sur le sol français", a ajouté un haut responsable policier.

Les services de renseignements français n’ont pas reçu d’éléments sur des menaces telles que rapportées par Sky News, selon un autre responsable du renseignement français, qui a requis l’anonymat.

Selon Sky News, citant des sources du renseignement, des attaques simultanées étaient prévues à Londres et dans de grandes villes françaises et allemandes. Le projet était avancé mais les attentats n’étaient pas imminents, a précisé la chaîne privée.

"C’est, très, très exagéré", a dit aussi un autre responsable du renseignement français sous couvert de l’anonymat.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait déclaré le 20 septembre que la "menace" d’attentat était "réelle", les services de renseignements évoquant "une menace imminente d’attentat".

Le plan Vigipirate reste activé au niveau rouge, dernier cran avant le niveau écarlate, déclenché en cas de risque d’attentat imminent.

Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, avait fait état d’"indications sérieuses émanant de renseignements fiables nous disant qu’il y a un risque d’attentat important", précisant qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ciblait "particulièrement la France même si ce n’est pas eux qui vont venir poser une bombe en France".

Aqmi a revendiqué l’enlèvement, le 16 septembre, de cinq Français, un Togolais et un Malgache dans le nord du Niger, et lancé une mise en garde à Paris.

Deux réseaux jihadistes distincts, qui étaient dormants, repérés et disposaient de moyens financiers en France, se seraient récemment réveillés, avec l’arrivée sur le territoire national de plusieurs islamistes radicaux, sans doute revenus de la zone pakistano-afghane, avait par ailleurs indiqué une source policière.


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