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A Londres, les voyageurs passent au scanner avant de prendre l’avion

Stéphanie Salti, à Londres , 01net

mercredi 18 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Un système de détection des substances explosives et des comportements suspects est installé en gare de Paddington, principal accès à l’aéroport d’Heathrow.

« Souriez, vous êtes scannés » ... C’est ce que pourraient entendre, depuis quelques jours, les voyageurs qui, à Londres, embarquent dans le Heathrow Express, train spécial reliant la gare londonienne de Paddington au principal aéroport de la capitale britannique. Touchée en juillet dernier par des attentats, la ville veut renforcer sa sécurité. Elle va ainsi tester pendant trois semaines un nouveau système, susceptible de détecter à la fois les substances explosives et les comportements suspects.

La solution se compose principalement d’un scanner aux ondes millimétriques, une bande située entre les micro-ondes et les infrarouges. L’appareil permettra de détecter la présence d’armes, de bombes et de toutes substances explosives, en s’appuyant sur sur l’idée que tout corps émet des rayonnements. C’est en analysant ces ondes à des niveaux d’énergie extrêmement bas qu’il est possible de capter l’éventuelle présence d’un objet métallique. Le scanner est fourni par la société californienne SafeView Inc. et sera opéré, pendant la période de test - par la britannique AirLock Aviation Ltd.

SafeView insiste sur le faible niveau des fréquences radio utilisées dans ce dispositif, qui seraient 10 000 fois moins importantes que celles utilisées dans les portes de garages automatiques ou encore dans les téléphones mobiles. Le procédé présenterait d’autant moins de risques pour les personnes scannées qu’au contraire des traditionnelles machines à rayons X, le scanner ne recourt pas au rayonnement ionisant.

L’autre élément du dispositif est une caméra de surveillance, qualifiée d’« intelligente » car elle déclenche une alarme lorsqu’elle observe un comportement suspect ou des bagages sans surveillance.

Deux autres tests cette année

Après quelques jours d’essai, la procédure semble d’ores et déjà bien rodée : une personne en charge de la sécurité sélectionne au hasard des passagers en leur demandant de bien vouloir déposer leurs bagages dans une machine à rayons X. Puis, ils sont invités à entrer dans une cabine, se mettent de profil, lèvent les bras au-dessus de leur tête et sont scannés.

« En tout, l’ensemble de la procédure peut prendre jusqu’à 80 secondes et le nombre de tests est variable : les agents de sécurité peuvent décider d’augmenter ou de réduire le nombre de fouilles en fonction du niveau des alertes de sécurité », commente Chris Atkinson, porte-parole au sein du ministère du Transport britannique.

« L’idée derrière ce dispositif est la dissuasion », a souligné mercredi dernier le porte-parole du gouvernement britannique lors d’un point presse. « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour nous assurer que les gens prennent conscience des opérations de sécurité en place ». Deux autres opérations pilotes vont être menées prochainement dans d’autres gares londoniennes, sans que l’on sache encore lesquelles. Il se peut qu’elles n’aient pas recours au même matériel, indique Chris Atkinson. Au total, les trois opérations pilotes vont coûter au gouvernement britannique la somme de 500 000 livres.


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