lundi 18 décembre 2017

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Les Forces se cherchent une nouvelle base en Asie

QMI

mardi 19 octobre 2010, sélectionné par Spyworld

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Le gouvernement canadien envisage d’utiliser une base aérienne allemande en Ouzbékistan ou une base aérienne américaine au Kirghizistan pour pallier, à court terme, la perte de la base opérationnelle avancée (BOA) camp Mirage, située dans le désert près de Dubaï, a appris l’Agence QMI.

Les Émirats arabes unis expulseront dans trois semaines les Forces canadiennes du camp Mirage, parce que le gouvernement canadien refuse d’accorder à leurs compagnies aériennes nationales des vols supplémentaires en direction du Canada.

Privées du camp Mirage, les Forces canadiennes ont besoin d’un autre site en bordure de l’Afghanistan, à partir duquel l’équipement peut être acheminé sur le théâtre des opérations. Ce site peut également servir de transit lors du retrait des troupes.

Une source au sein du ministère de la Défense a confirmé deux possibles sites de remplacement temporaires, incluant une base aérienne allemande à Termez, en Ouzbékistan, et la base aérienne américaine de Manas, au Kirghizistan.

Les deux pays souffrent d’une mauvaise réputation internationale. L’Ouzbékistan est une dictature alors que l’instabilité politique règne en Ouzbékistan.

Le ministre de la Défense Peter MacKay a affirmé, dimanche, que plusieurs sites potentiels avaient été identifiés pour remplacer le camp Mirage.

« Il y a des négociations qui se déroulent en ce moment entre les planificateurs de mon ministère et les Affaires étrangères pour s’assurer d’un autre emplacement », a indiqué le ministre.

Ni le ministre MacKay, ni la porte-parole du ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon n’ont dit où se trouvaient ces bases.

« Pour des raisons évidentes, nous ne pouvons pas faire de commentaires sur les questions opérationnelles qui disent quoi que ce soit sur l’endroit où nous allons et sur ce que cela représente en termes de logistique. Ce ne serait pas sécuritaire », s’est contentée de préciser la porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Catherine Loubier.

Le capitaine Dave Scanlon, porte-parole du ministère de la Défense, estime que sans le camp Mirage, le Canada aura besoin d’autres escales pour transiter vers l’Afghanistan.

Il a toutefois ajouté que le ministère de la Défense ne prévoyait pas faire d’importants investissements dans les bases de Termez et de Manas. « Mais si vous avez entendu dire qu’il y a une possibilité que nous puissions avoir des endroits par où passer, comme le concept d’un aéroport de correspondance, alors cela pourrait être une possibilité », a ajouté M. Scanlon.

Le camp Mirage était un secret de polichinelle à Ottawa, même si les Forces canadiennes et le gouvernement n’ont jamais officiellement confirmé son existence ou son rôle.

Le camp Mirage, qui serait situé sur la base de l’armée de l’air Al Minhad dans les Émirats arabes unis, est un centre de transbordement créé en 2001 qui agit comme plaque tournante pour réapprovisionner les 2 750 soldats canadiens qui combattent à Kandahar.


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