mardi 12 décembre 2017

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WikiLeaks annonce de prochaines révélations sur l’Afghanistan

Le Monde, avec AFP

samedi 23 octobre 2010, sélectionné par Spyworld

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Les quelque 400 000 documents confidentiels de l’armée américaine publiés par le site WikiLeaks révèlent "la vérité" de la guerre en Irak, a déclaré le fondateur du site Julian Assange, samedi lors d’une conférence de presse à Londres. Au cours de la même conférence de presse, un responsable de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, a annoncé la diffusion prochaine de nouveaux documents militaires américains, sur la guerre en Afghanistan cette fois.

"En temps de guerre, les attaques contre la vérité commencent bien avant le début (du conflit) et se poursuivent bien après", a dit le fondateur de WikiLeaks, en référence au secret maintenu par l’armée sur les cas de torture et les bilans des opérations, ainsi qu’aux attaques du Pentagone et de l’OTAN contre les fuites d’archives confidentielles "de nature à mettre en danger la vie de soldats", selon eux. "WikiLeaks n’a exploité qu’environ un rapport sur six des documents relatifs à l’Afghanistan afin de les examiner( ...) ce travail est désormais terminé et les rapports vont bientôt sortir", a déclaré Hrafnsson.

Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Manfred Nowak, a appelé le président américain Barack Obama à lancer une enquête sur les cas de torture révélés par le site WikiLeaks. "L’administration Obama a l’obligation, quand surgit des accusations sérieuses de torture contre un responsable américain, d’enquêter et d’en tirer les conséquences... Cette personne devrait être traduit en justice", a déclaré M. Novak sur la radio BBC 4. "Je me serais attendu à ce que (ce genre d’enquête) soit lancée depuis déjà longtemps car le président Obama est arrivé au pouvoir en promettant le changement... Le président Obama a l’obligation de traiter les cas passés. C’est une obligation d’enquêter", a poursuivi le rapporteur.

M. Nowak a cependant reconnu qu’il ne pourrait s’agir que d’une enquête américaine. Des poursuites par la Cour pénale internationale (CPI) ne sont pas possibles car les Etats-Unis ne reconnaissent pas la cour, a-t-il admis.


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