jeudi 19 octobre 2017

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Le secteur de la défense navale confronté aux restrictions budgétaires

RFI

mercredi 27 octobre 2010, sélectionné par Spyworld

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Le salon Euronaval réunit à partir de ce lundi 25 octobre 2010 au parc des expositions du Bourget, près de Paris, l’ensemble des industriels de la défense navale à un moment crucial pour un secteur qui risque de pâtir de la baisse des budgets en France et en Europe. En France, il y a quelques jours, devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale le chef d’état-major de la marine, l’amiral Pierre-François Forissier a déjà tiré la sonnette d’alarme.

« A ce rythme, la marine française ne pourra plus maintenir son statut de marine mondiale ». Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Pierre-François Forissier, souligne que compte tenu des restrictions budgétaires, la période d’utilisation des bateaux de la marine ne devrait pas excéder 90 jours par an. Le reste du temps, les bateaux gris de la marine resteront à quai alors que certains navires civils naviguent 300 jours par an.

Depuis quelques années déjà, les marins affirment que chaque dépense est pensée au plus près. Quand les bateaux naviguent loin de la France, la marine n’hésite pas à faire effectuer des petits travaux à l’étranger, dans des pays à bas coût, pour faire quelques économies supplémentaires.

Mais le problème est que la flotte française se trouve aujourd’hui dans le creux de la vague. De nouveaux bateaux, issus de programmes datant de la guerre froide comme les frégates antiaériennes Horizon, entrent en service mais, dans le même temps, les bons vieux patrouilleurs P400 conçus pour protéger les intérêts économiques de la France sur tous les océans du globe attendent leurs remplaçants.

Tout cela représente beaucoup d’argent en dépenses d’équipement d’un côté, et en maintenance et réparations de l’autre pour maintenir à flot de vieux bateaux.

A cela s’ajoute le coût prohibitif des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de 2,5 milliards d’euros pièce. La dissuasion représente à elle seule 20% des budgets d’équipement de l’armée française.


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