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Interpol a reçu un mandat d’arrêt contre le fondateur de WikiLeaks

Nouvelobs.com

dimanche 21 novembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Julian Assange, fondateur du site qui a diffusé des documents secrets sur les conflits irakien et afghan, est recherché dans le cadre d’une enquête pour "viol et agression sexuelle".

Interpol a indiqué samedi 20 novembre avoir reçu de la Suède une "demande de mandat d’arrêt à fin d’extradition" (notice rouge) à l’encontre de Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks recherché dans le cadre d’une enquête pour "viol et agression sexuelle".

"Interpol a reçu un mandat d’arrêt et une demande de publication de notice rouge émanant de son bureau central en Suède pour réclamer l’arrestation du fondateur de WikiLeaks Julian Assange", a annoncé l’organisation policière internationale dont le siège est à Lyon.

Interpol souligne toutefois ne pas pouvoir évoquer le contenu de cette notice rouge tant que la Suède ne l’aura pas autorisé à le faire. La justice suédoise a ordonné jeudi l’arrestation de Julian Assange, Australien de 39 ans, à la suite d’une demande du parquet. Celui-ci avait alors annoncé s’apprêter à lancer un mandat d’arrêt international dans le cadre d’une enquête pour "viol et agression sexuelle" sur deux femmes en août en Suède.

Une "campagne calomnieuse", selon Julian Assange

Selon son avocat, Julian Assange, qui nie les faits, a fait appel vendredi après-midi de son mandat d’arrêt ordonné en Suède.

Cette requête, si elle n’est pas suspensive, va néanmoins entraîner la saisie rapide d’une cour d’appel, qui doit confirmer ou annuler le mandat d’arrêt. Julian Assange se trouve en Grande-Bretagne selon un de ses collaborateurs.

Après avoir publié en juillet 77.000 documents secrets sur le conflit afghan, WikiLeaks a mis en ligne en octobre près de 400.000 rapports d’incidents qui montrent que l’armée américaine n’a "rien fait" pour empêcher des tortures commises par les forces irakiennes.

Juilan Assange avait qualifié cet été les accusations portées contre lui en Suède de "campagne calomnieuse", peut-être orchestrée par le Pentagone pour salir la réputation de son site.

Julian Assange, bête noire du Pentagone, pourrait devenir "l’homme de l’année" 2010 de l’hebdomadaire américain Time.


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