mardi 17 octobre 2017

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Besson veut interdire l’hébergement de WikiLeaks en France

Nouvelobs.com

samedi 4 décembre 2010, sélectionné par Spyworld

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"Ce n’est pas au monde politique de demander ou de décider" de la fermeture du site Julian Assange, a réagit le français OVH qui héberge en partie WikiLeaks.

Le ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Eric Besson a demandé, vendredi 3 décembre, au Conseil général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies (CGIET), de mettre fin à l’hébergement du site Wikileaks en France. Le ministère considère en effet que le site viole le secret diplomatique.

WikiLeaks est, en partie, hébergé depuis jeudi dans le nord de la France par les serveurs de OVH.

L’hébergeur français a annoncé qu’il allait saisir un juge en référé sur la "légalité ou pas de ce site sur le territoire français", affirmant que "ce n’est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider" de sa fermeture. "C’est comme ça que [ça] doit marcher dans un pays de droit", a-t-il ajouté.

"Cette situation n’est pas acceptable. La France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique", avance Eric Besson dans une lettre au vice-président du CGIET que Nouvelobs.com s’est procurée. "[La France] ne peut héberger des sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d’autres Etats en raison d’atteintes qu’ils portent à leurs droits fondamentaux", poursuit le ministre.

"Les méthodes abjectes et dangereuses de WikiLeaks"

"Je vous demande de bien vouloir m’indiquer dans les meilleurs délais possibles quelles actions peuvent êtres entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France, et que tous les opérateurs ayant participé à son hébergement puissent-être dans un premier temps sensibilisés aux conséquences de leurs actes, et dans un deuxième temps placés devant leurs responsabilités", conclut Eric Besson.

Sur son blog, la député UMP Muriel Marland-Militello a fait part de son "soutien à la démarche d’Eric Besson", dénonçant "les méthodes abjectes et dangereuses de WikiLeaks". La député des Alpes-Maritimes poursuit en reprenant à son compte les déclarations de Nicolas Sarkozy : "Wikileaks n’a pas de place dans l’internet civilisé que nous devons construire".

Victime de très nombreuses attaques informatiques, le site WikiLeaks, qui publie depuis dimanche des télégrammes diplomatiques secrets américains, a trouvé vendredi refuge en Suisse alors que Washington cherche à stopper ses activités et celles de son fondateur, Julian Assange. Le traçage d’adresse IP montrait que WikiLeaks, expulsé mercredi des serveurs d’Amazon, restait hébergé vendredi matin en France sur les serveurs de la société OVH, l’un des plus importants hébergeurs en Europe. WikiLeaks est aussi hébergé en Suède, dans le bunker de Bahnhof.


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