dimanche 22 octobre 2017

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Armement : les industriels français vont devoir encore attendre

Alain Ruello avec P. d. J, les Echos

samedi 4 décembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Aucune signature de contrat n’est attendue ce week-end. Paris espère conclure la modernisation des Mirage 2000 indiens d’ici à mars.

Les industriels français de l’armement vont encore devoir patienter avant de sabrer le champagne en Inde, même si les grandes campagnes en cours ont progressé. Et la visite de Nicolas Sarkozy n’y changera rien, New Delhi n’ayant pas l’habitude de signer des contrats lors de telles visites. « Les procédures en la matière sont complexes et changent tout le temps », renchérit un expert français sur place. Le meilleur exemple est peut-être celui de l’appel d’offres pour l’achat de 197 hélicoptères légers : gagné par Eurocopter, puis invalidé, il a été relancé et la filiale d’EADS a de nouveau de bonnes chances. Le président français devrait toutefois pousser plusieurs dossiers, dont celui de la rénovation de la cinquantaine de Mirage 2000 en service dans l’armée de l’air indienne.

La part française du travail, estimée à 1,5 milliard d’euros, consisterait pour Thales et Dassault à fournir une nouvelle avionique, des équipements de guerre électronique et un radar plus puissant. L’un des points de blocage porte sur la clause d’arbitrage, mais un compromis a été trouvé en faveur d’une juridiction « neutre ». Du coup, à Paris on pense possible une signature d’ici à mars, qui marque la fin de la période budgétaire. Pour ce qui est des missiles, en revanche, MBDA va sans doute devoir attendre pour décrocher une commande de 500 à 900 millions d’euros (en fonction de la quantité).

126 avions de chasse

Dans le même domaine, Dassault, comme ses 5 concurrents en lice, attend que New Delhi sélectionne les finalistes de l’appel d’offres portant sur l’acquisition de 126 avions de chasse de génération actuelle. La « short list » était espérée cet été. Depuis rien, peut-être parce que le gouvernement avait en tête les visites à venir d’Obama, de Sarkozy et de Medvedev, chacun défendant son poulain. Et pour compliquer la donne, l’Inde souhaite développer avec Moscou un avion de combat de prochaine génération, à hauteur de 200 à 300 exemplaires. « Les Occidentaux ont du mal à voir la cohérence de tout cela », souligne un industriel.

L’autre grand dossier qui intéresse Paris, c’est celui du missile sol-air de courte portée. On parle de 1 à 2 milliards pour MBDA. En janvier dernier, près de deux ans après la signature d’un accord bilatéral, rien d’engageant n’avait été conclu. Depuis, le Conseil des ministres restreint aux questions de sécurité a autorisé l’ouverture des négociations. A quand leur conclusion ?


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