mardi 17 octobre 2017

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Moscou vérifie si la femme soupçonnée d’espionnage au Royaume-Uni est russe

AFP

mercredi 8 décembre 2010, sélectionné par Spyworld

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La Russie vérifie actuellement si l’assistante d’un député britannique, soupçonnée d’espionnage au profit de Moscou et qui est sur le point d’être expulsée du Royaume-Uni, est une citoyenne russe, a dit lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Nous cherchons en ce moment à tirer au clair les faits, s’il s’agit d’une de nos citoyennes. Nous établissons des contacts consulaires, nous allons lui parler", a-t-il dit à des journalistes en marge de son déplacement en Pologne avec le président russe Dmitri Medvedev.

"Il est clair que quelqu’un cherche à porter atteinte" aux relations russo-britanniques, a-t-il ajouté.

Selon le journal britannique Sunday Times, le MI5, le service de sécurité intérieure et du contre-espionnage britannique, juge que Katia Zatuliveter, âgée de 25 ans, assistante de Mike Hancock, un député libéral démocrate de la chambre des Communes, est en fait un "agent dormant" opérant pour le compte des services de renseignement russes.

Londres n’a pas confirmé l’arrestation de cette espionne présumée. Son chef, le député Mike Hancock a pour sa part volé au secours de son assistante : "Elle n’est pas une espionne russe (...) elle a été l’objet d’un ordre d’expulsion. Elle a fait appel parce qu’elle pense - à juste titre - qu’elle n’a rien fait de mal", a déclaré M. Hancock.

Cette arrestation devrait être la première depuis la fin de la guerre froide impliquant une personne au sein du Parlement britannique accusée de se livrer à des activités d’espionnage pour la Russie.

Katia Zatuliveter, qui avait été l’objet d’une enquête approfondie avant de devenir l’assistante du député, a été arrêtée et placée dans un centre de sécurité en attendant son expulsion vers la Russie.

La décision de la renvoyer en Russie a été prise après que les services de sécurité l’eurent abordée à l’aéroport de Gatwick à Londres en août à son retour en Grande-Bretagne, selon le Sunday Times.

Le député britannique avait engagé Katia Zatuliveter à l’issue d’une rencontre à Strasbourg (France) où ce dernier effectuait souvent des déplacements en tant que député de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

L’expulsion de Katia Zatuliveter pourrait à nouveau jeter un froid sur les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Russie, qui sont déjà tendues en raison du meurtre par empoisonnement d’Alexandre Litvinenko, dissident russe et ex-agent du FSB, les services spéciaux russes, survenu à Londres en 2006.


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