lundi 11 décembre 2017

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Les Etats-Unis cherchent un moyen de poursuivre Assange pour terrorisme high-tech

AFP

lundi 20 décembre 2010, sélectionné par Spyworld

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Les autorités américaines cherchent à accuser Julian Assange de terrorisme high-tech, sans pour autant bafouer la liberté de la presse.

Le ministère de la Justice américain explore les voies légales pour poursuivre Julian Assange, a affirmé dimanche le vice-président américain Joe Biden, qui considère le fondateur de WikiLeaks comme un "terroriste high-tech".

"Nous regardons ça. Le ministère de la Justice se penche sur la question", a déclaré Joe Biden, selon la transcription d’un entretien qui devait être diffusé dimanche matin dans l’émission "Meet the Press" sur la chaîne NBC.

"S’il a comploté avec un militaire des Etats-Unis pour mettre la main sur ces documents secrets c’est fondamentalement différent d’un journaliste à qui on les remettrait", a jugé le vice-président.

Pas de base juridique existante

La loi américaine contre l’Espionage, datant de 1917, n’est pas taillée pour ce genre de cas car il faut prouver que le site WikiLeaks, à l’origine de la révélation de milliers de notes diplomatiques américaines, n’est pas un média traditionnel.

Les procureurs du ministère américain travaillent sur une autre base juridique. Ils cherchent à rassembler des preuves que le fondateur de WikiLeaks a "comploté", selon les mots du vice-président, en encourageant ou même en aidant en amont le militaire américain Bradley Manning, soupçonné d’avoir transmis les milliers de documents au site internet.

L’accuser de complot permettrait notamment à l’administration américaine de rendre M. Assange responsable d’atteinte à la sécurité nationale, tout en justifiant que les médias traditionnels restent couverts par la liberté d’expression protégée par la Constitution.

"Cet homme a fait des choses qui ont nui, mis en péril la vie et le métier de certaines personnes dans le monde. Il a rendu plus compliquée la conduite de nos affaires avec nos alliés et nos amis", a justifié Joe Biden.

Par peur de nouvelles fuites, les interlocuteurs du vice-président préfèrent dorénavant le voir en tête-à-tête plutôt qu’entouré de collaborateurs, a-t-il expliqué.


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