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La Maison Blanche défend une nouvelle fois les écoutes qui vont continuer

AFP

lundi 23 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Le directeur de la communication de la Maison Blanche, Dan Bartlett, a affirmé lundi que les écoutes téléphoniques, dont la question de la légalité secoue l’administration Bush, font partie des prérogatives du président des Etats-Unis et qu’elles doivent se poursuivre.

"Nous continuons à croire que ce que nous faisons est juste. (Le programme d’écoutes) relève des prérogatives du président prévues par la Constitution. C’est pour cela qu’il doit continuer", a dit M. Bartlett interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Ce programme des écoutes sans mandat judiciaire ordonnées sur le territoire américain par le président George W. Bush en 2002, est "vital" et le Congrès a été "consulté" sur le sujet, a-t-il dit.

La révélation à la mi-décembre de ce programme secret d’écoutes téléphoniques et électroniques, qui pourrait avoir touché depuis 2002 "des centaines, voire des milliers" de personnes aux Etats-Unis, a provoqué une émotion considérable, jusque dans les rangs de la majorité républicaine.

"Nous en avons parlé directement avec le Congrès que nous avons consulté. Ils pensent que ce que nous faisons est bien", a dit M. Bartlett.

Il a défendu la nécessité de ce programme qui permet "de savoir tout ce que nous pouvons sur ce que font les terroristes dans notre pays" pour éviter un nouveau 11-Septembre, a-t-il dit, reprenant ainsi les arguments développés par l’ensemble de l’administration Bush depuis que l’affaire des écoutes a éclaté.

Sur la chaîne CBS, Dan Bartlett a estimé que Oussama ben Laden, même caché, était toujours en mesure de diriger une attaque contre les Etats-Unis. "Nous devons présumer qu’il en a la possibilité. Nous devons être très vigilants dans ce que nous faisons pour protéger notre pays", a-t-il dit.

Lors d’une rencontre lundi avec des journalistes, l’un des hauts responsables du renseignement américain a démenti que la communauté musulmane aux Etats-Unis soit plus particulièrement visée par les écoutes.

"Ce n’est pas du tout le cas" et "si nous écoutons une communication, c’est parce que nous avons des raisons de penser que l’un ou les deux interlocuteurs sont liés à Al-Qaïda", a déclaré le général Michael Hayden, directeur-adjoint du Renseignement. "C’est notre critère", a-t-il dit.

Il a précisé que "seules les communications internationales" étaient concernées par le programme d’écoutes.

Si les Etats-Unis avaient eu un programme de ce type avant 2001, "certains des responsables des attaques du 11-Septembre agissant aux Etats-Unis auraient pu être repérés et identifiés", a ajouté le général.


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