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Pas d’arme nucléaire en Iran avant 2015 selon l’ancien chef du Mossad

Catherine Monnet, RFI

samedi 8 janvier 2011, sélectionné par Spyworld

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Meir Dagan qui a été à la tête des services du renseignement israéliens pendant 8 ans a passé, jeudi 6 janvier 2011, la main à son successeur, Tamir Pardo, non sans évoquer l’un des dossiers qui a le plus mobilisé le Mossad ces dernières années : la question du nucléaire iranien. L’Etat hébreu, les Etats-Unis et une partie de la communauté internationale accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

2015 au plus tôt… « L’Iran ne sera pas en mesure de se doter de l’arme nucléaire avant » cette date. Cette dernière évaluation faite par le chef du Mossad sortant devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset semble confirmer les options prises ces derniers mois par Israël pour faire face à ce que l’Etat hébreu considère comme sa plus grande menace existentielle.

En juin dernier, Meir Dagan déclarait que l’Iran pourrait disposer dès 2014 de sa première tête nucléaire. Les sanctions internationales et les actions clandestines destinées à ralentir le programme d’enrichissement d’uranium ont visiblement porté leurs fruits : Meir Dagan assure qu’une série de dysfonctionnements a retardé le programme nucléaire iranien de plusieurs années.

Selon des informations publiées par WikiLeaks et reprises par le quotidien israélien Haaretz, Meir Dagan avait informé des responsables américains de l’intention d’Israël de mener une série d’actions pour mettre un terme au développement du programme nucléaire iranien : augmentation progressive des sanctions économiques, limitation de l’importation des produits nécessaires au développement du programme nucléaire, opérations secrètes, soutien aux minorités et à l’opposition en vue de renverser le régime…

La récente contamination des outils de gestion des installations nucléaires du pays par Stuxnet, un virus informatique d’origine mystérieuse, pourrait justement être, d’après des analystes, un acte de sabotage.

Des actions subversives et du sabotage plutôt que la force

C’est le crédo de l’ancien général israélien qui n’a jamais caché son scepticisme sur l’opportunité de lancer une opération militaire contre l’Iran. Pour lui, Israël ne doit le faire « que s’il a le couteau sur la gorge », notamment parce que des attaques contre des sites nucléaires iraniens risqueraient de conduire la République islamique à quitter le Traité de non-prolifération (TNP) et à poursuivre son programme nucléaire en dehors de toute surveillance internationale. Israël se méfie également des possibles représailles de l’Iran qui pourraient se manifester via ses alliés dans la région, comme la Syrie, le Hezbollah libanais ou des groupes extrémistes palestiniens.

Meir Dagan a une nouvelle fois défendu ce point vu ce jeudi en déclarant qu’Israël ne devait intervenir militairement que si sa survie en dépendait, « qu’en dernier recours ».


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