mardi 24 octobre 2017

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Polémique autour de l’affaire d’« espionnage » à Moscou

Le Figaro, avec AFP

mardi 24 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Pour les défenseurs des droits de l’Homme et une bonne partie de la presse russe, l’affaire des quatre « espions » britanniques démasqués en Russie est une opération destinée à décrédibiliser les ONG indépendantes qui travaillent sur le territoire.

Presse et ONG russes réagissent mardi à l’affaire d’espionnage révélée par la chaîne de télévision publique Rossia la veille. Un reportage révélait que quatre diplomates britanniques étaient en réalité des agents secrets. L’un d’entre eux aurait versé des sommes importantes à des ONG travaillant en Russie.

Les journaux ont pris position mardi en consacrant leur une à l’affaire avec des titres éloquents, tels que « Le FSB (les services secrets russes) a utilisé le scandale pour discréditer les défenseurs des droits de l’Homme » ou « Espionnage non-gouvernemental ».

Vote d’une loi de contrôle des ONG travaillant en Russie

Pour les défenseurs des droits de l’Homme, cette affaire d’espionnage est liée au vote le 10 janvier d’une loi qui place sous contrôle les ONG. Le texte stipule notamment que les activités des associations étrangères travaillant en Russie pourront être suspendues si elles menacent « la souveraineté de la Russie, l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité et l’originalité nationales, l’héritage culturel ou les intérêts nationaux ».

Un ancien des services secrets russes affirme que le scandale est destiné à illustrer la nécessité de contrôler plus strictement les ONG. « L’Etat a conforté sa position concernant les ONG avec des faits concrets montrant de quoi s’occupent certaines d’entre elles », note-t-il.

Le vote de la loi préoccupe l’Union européenne

« L’UE a clairement exprimé ses réserves (sur cette loi) à la Fédération de Russie (...). Elle a aussi souligné la grande importance qu’elle attache à la liberté d’opinion et d’assemblée, lesquelles sont essentielles à une société démocratique », a exprimé le ministère autrichien des Affaires étrangères, relayant les opinions déjà formulées par les Etats-Unis et l’Allemagne, ainsi qu’Amnesty international.


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