mercredi 18 octobre 2017

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WikiLeaks : Julian Assange se déguise en femme pour échapper à la CIA

Nouvelobs.com, avec AFP

lundi 31 janvier 2011, sélectionné par Spyworld

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Le fondateur de WikiLeaks s’est déguisé "en vieille femme pendant plus de deux heures" pour semer ce qu’il a perçu comme des agents de la CIA, raconte une biographie du jeune hacker.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, s’est déguisé en femme pour échapper aux agents des services de renseignement américains qui le pistaient, selon une nouvelle biographie qui lui est consacrée et dont des extraits sont publiés dans le Guardian du lundi 31 janvier.

La biographie, écrite par deux journalistes du quotidien britannique, David Leigh et Luke Harding, s’intitule : "A l’intérieur de la guerre sur le secret de Julian Assange" ("WikiLeaks : Inside Julian Assange’s War on Secrecy").

Julian Assange se trouvait à l’époque en Angleterre quand il a été convaincu que des agents de la CIA le suivaient malgré "toute absence de preuve", peut-on lire dans le livre. "Vous pouvez imaginer comment c’était ridicule de se déguiser en femme, il s’est déguisé en vieille femme pendant plus de deux heures", a déclaré aux deux journalistes un collaborateur de Wikileaks, James Ball.

L’absence du père

Par ailleurs, des extraits de la biographie de Julian Assange évoquent son enfance peu ordinaire. "Le père biologique de Julian, John Shipton, était absent la plupart du temps". "A l’âge de 17 ans, (la mère d’Assagne) était tombée amoureuse de Shipton, un jeune homme contestataire qu’elle avait rencontré lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam en 1970. Leur relation pris fin et il (son père biologique) ne joua plus aucun rôle dans sa vie pendant plusieurs années. Ils n’eurent plus de contact jusqu’à ce que Julian ait 25 ans", apprend-t-on.

Plus tard, les deux homme se rencontrèrent, Julian découvrant qu’il avait hérité du même caractère que son père. Un ami dit que Shipton était "comme un miroir renvoyant l’image de Julian."

Le premier démêlé de Julian Assange avec la justice remonte à 1994 pour piratage informatique, peut-on encore lire dans la biographie.

Arrêté le 7 décembre 2010 à Londres en vertu d’un mandat d’arrêt émis par la Suède, Julian Assange a été libéré neuf jours plus tard contre le versement d’une caution. Il est poursuivi par la justice suédoise pour des affaires de violences sexuelles contre deux jeunes femmes et se trouve actuellement en Grande-Bretagne, en liberté conditionnelle. La justice britannique doit se prononcer les 7 et 8 février sur la demande d’extradition de Stockholm. La justice fédérale américaine ne l’a pas officiellement inculpé, ni donc demandé son extradition.

Dimanche, Julian Assange a menacé d’un plan pour diffuser "un déluge" de documents secrets au cas son site resterait définitivement fermé.

"Avoir une société juste et une société civile"

Dans un entretien à la chaîne de télévision CBS, le fondateur de WikiLeaks a annoncé que son groupe avait "un système par lequel il pouvait diffuser des sauvegardes cryptées d’éléments qu’il n’avait pas encore publiés". "Il y a des sauvegardes distribuées parmi de très nombreuses personnes, environ 100.000, et tout ce dont nous avons besoin c’est de leur donner une clé cryptée qui leur permettra de continuer", a-t-il souligné. "Si un certain nombre de personnes étaient emprisonnées ou assassinées, là nous aurions le sentiment que nous ne pouvons pas poursuivre (la diffusion des documents), et d’autres personnes devraient prendre le relais (de notre action) et nous pourrions donner les clés", a-t-il ajouté.

Au cours de cet entretien, l’Australien de 39 ans a démenti être mû par des sentiments antiaméricains ou par d’autres mots d’ordre politiques, et a qualifié son groupe de "militant de la presse libre". "Il ne s’agit pas de sauver les baleines. Il s’agit de fournir aux gens l’information dont ils ont besoin pour savoir s’ils doivent défendre ou non les baleines", a-t-il affirmé. "C’est la matière brute dont on a besoin pour avoir une société juste et une société civile. Sans cela c’est comme de naviguer dans l’obscurité", a-t-il estimé.

Il a gloussé lorsqu’on l’a interrogé au sujet de la diffusion d’une information sur la Bank of America et a refusé de confirmer ou d’infirmer qu’il le ferait. "Toutes ces banques sont mal à l’aise et chacune se demande si ce n’est pas elle qui est visée", a-t-il noté. "Quand vous voyez des organisations qui ont commis des abus souffrir des conséquences de leurs abus alors que leurs victimes se relèvent... vous éprouvez un certain plaisir à être impliqué dans ce type d’activité", a-t-il remarqué.

Au cours d’un interview avec le magazine Forbes en novembre dernier,Julian Assange avait annoncé qu’une "mégafuite" de son site aurait pour cible au début de cette année une grande banque américaine. Il avait fait savoir auparavant qu’il avait découvert un trésor de documents concernant la Bank of America, la plus grande des banques américaines, dont les actions ont perdu plus de 3% le 30 novembre peu après la publication de l’interview de Julian Assange au magazine Forbes.


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