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Poutine hésite à expulser les espions britanniques

Nouvelobs.com

mercredi 25 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

Vladimir Poutine a déclaré qu’il réfléchirait à l’éventualité d’une expulsion des "espions" britanniques présumés.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi 25 janvier qu’il fallait "réfléchir" sur l’idée d’une expulsion des quatre "espions" britanniques présumés démasqués récemment, en s’interrogeant sur l’efficacité d’une telle mesure, ont rapporté les agences russes. "En ce qui me concerne, si on expulse ces espions, on nous en enverra d’autres et peut-être plus intelligents, on aura du mal à les découvrir", a déclaré le président russe, lui même ex-membre des services spéciaux, devant la presse à Saint-Pétersbourg. "Nous réfléchirons", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur la probabilité expulsion des Britanniques, dont au moins un a été accusé par les services russes, le FSB, de financer des organisations non gouvernementales russes.

La Douma condamne

La Douma (chambre basse du Parlement russe) a voté presque à l’unanimité une résolution dénonçant le financement par des "espions" britanniques d’ONG russes, affirmant que ce procédé "sape la confiance" dans ces dernières.

"La Douma exprime son inquiétude quant au financement d’organisations non-gouvernementales par des personnes qui mènent des activités d’espionnage en Russie, notamment par certains collaborateurs de l’ambassade britannique", déclare le texte, approuvé par 410 voix pour, six contre et cinq abstentions. "De telles activités sapent la confiance dans les ONG en tant qu’institution importante de la société civile", affirme le texte. La Douma a voté cette résolution après avoir entendu à huis clos des responsables des services secrets russes (FSB) qui ont auparavant affirmé avoir démasqué quatre "espions britanniques" bénéficiant du statut diplomatique et qui auraient financé certaines organisations non gouvernementales (ONG) dont le groupe Helsinki. Des députés communistes et indépendants ont critiqué le texte, fondé, selon eux, sur des informations peu fiables.

"Le ministère des Affaires étrangères et le FSB doivent faire des propositions conjointes à ce sujet", a encore dit Vladimir Poutine, cité par Interfax.


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