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Sécurisation des sites militaires par des privés : Ueli Maurer gêné

ATS

mercredi 16 février 2011, sélectionné par Spyworld

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Le conseiller fédéral Ueli Maurer n’apprécie pas que la surveillance de sites militaires soit confiée à des sociétés privées. Il a annoncé des mesures mercredi.

"Ça me gêne aussi", a déclaré Ueli Maurer interrogé par la presse sur le recours à des sociétés privées. Le ministre de la défense a toutefois annoncé que des mesures allaient être prises pour que la surveillance des sites militaires soit confiée à des militaires.

Cela se fera par étapes en 2011 et 2012. Il faut en effet des professionnels. Ces tâches ne peuvent pas être accomplies par des soldats en cours de répétition. Le recours à des sociétés privées coûte 6,8 millions par an selon Ueli Maurer. Un rapport devrait être rendu dans le courant de l’année afin de préciser le nombre de sites concernés, a indiqué mercredi à l’ATS le porte-parole de l’armée Daniel Reist. Le manque de données précises provient du fait que les décisions ne sont pas centralisées.

Ce sont les responsables locaux qui sont compétents pour les questions de sécurité, tels que les commandants de places d’armes. Pour les sites civils, la décision revient au directeur. L’Office fédéral de la topographie fait ainsi l’objet d’une surveillance privée.

En 2010, l’armée a lancé six appels d’offres pour confier la sécurité de sites militaires à des privés, selon des informations diffusées par la TSR mardi. Un site sensible est notamment concerné, le centre atomique-bactériologique-chimique de Spiez (BE).

La TSR a mis en cause le rôle joué par le brigadier Urs Hürlimann, à la fois à la tête de la Sécurité militaire et vice-président de l’Association des entreprises suisses de services de sécurité (VSSU) jusqu’en 2009. Mais pour Daniel Reist un conflit d’intérêts est exclu, puisque l’organisation de la sécurité d’un site n’est pas centralisée. Elle est laissée à son responsable.

La question d’un lien entre l’armée et les sociétés privées ne pose pas non plus problème à Ueli Maurer. "On peut profiter de leurs compétences."


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