mardi 17 octobre 2017

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Le Japon veut se doter d’un service de renseignement extérieur, selon WikiLeaks

Le Monde, avec AFP

lundi 21 février 2011, sélectionné par Spyworld

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Selon un télégramme diplomatique américain obtenu par WikiLeaks, le Japon est en train de mettre sur pied son premier service de renseignement extérieur, sur le modèle de la CIA américaine ou du MI6 britannique.

Ce service a été placé sous l’autorité de l’agence de renseignement japonaise CIRO (Bureau de recherche et de renseignement du gouvernement), appelée "Naicho" en japonais, qui dépend directement du premier ministre, écrit le Sydney Morning Herald, qui révèle l’information.

En 2008, le directeur général du CIRO, Hideshi Mitani, a révélé que la création d’une "capacité humaine de collecte de renseignements" était une priorité, lors d’un entretien avec Randall Fort, qui était à l’époque chef de l’INR, le service de renseignement du département d’Etat américain. "Il a été décidé d’avancer très lentement car les Japonais ont conscience qu’ils manquent de connaissances, d’expérience et d’agents", indique le télégramme secret envoyé à Washington par l’ambassade des Etats-Unis, selon le quotidien australien. "Un programme de formation pour le nouveau personnel commencera bientôt", ajoute le document.

HOMMES D’AFFAIRES ET JOURNALISTES

Les responsables japonais ont déclaré à M. Fort que les priorités pour le Japon étaient "la Chine et la Corée du Nord, ainsi que la collecte d’informations pour prévenir toute attaque terroriste". M. Fort a encouragé le gouvernement japonais à exploiter "les atouts sous-utilisés" dans le réseau mondial des hommes d’affaires et des sociétés japonaises à l’étranger. Selon un expert des questions de renseignement, le Japon n’a pas encore de "branche de renseignement humain" opérationnelle.

Les Japonais affirment qu’ils ne cherchent pas à recruter des agents étrangers mais qu’ils s’appuient sur les hommes d’affaires et les journalistes nippons pour récolter des renseignements à l’extérieur, a ajouté ce spécialiste. Ces informations sont rémunérées grâce aux fonds secrets dont disposent le ministère des affaires étrangères et le secrétariat du premier ministre, a-t-il expliqué.


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